Trafic d'ossement humains: Un suspect interpellé à Bertoua

Pris en flagrant délit de vol de motos, Arouna a confié aux éléments de la Brigade de gendarmerie de Nkol-Bikon qu’il est membre d’un important réseau de trafic d’ossements humains. Également, il l’a fait savoir ce 6 mai 2019 à la presse locale. Dans l’espoir d’échapper aux mailles de la justice, Arouna a laissé entendre qu’il dénoncera ses complices : « Je souhaite juste qu’on m’accorde ma liberté et qu’on me remette ma carte Sim afin que je montre la voie à suivre pour rattraper mes complices ». Arouna a également indiqué qu’il appartient à un vaste de réseau de personnes qui profanent les tombeaux dans la localité de Mandjou, non loin du chef-lieu de la région de l’Est. « Je travaille avec plusieurs Aladjis basés dans cette localité et dans les villes de Yaoundé et Douala. C’est à Mandjou que nous creusons les tombes pour récupérer les ossements humains. En suite, nous les convoyons ailleurs, parfois jusqu’à Foumban et même or du pays », a-t-il déclaré. C’est donc dire la chaîne est longue et il s’avère urgent de déclencher les renseignements nécessaires afin de mettre la main sur ce vaste réseau de trafiquant d’ossements humains qui est un phénomène qui a déjà pris du galon dans cette partie du pays. En effet, les cimetières musulmans de Bertoua, Mandjou, Bétaré-Oya, Ndokayo et Garoua-Boulaï font l’objet de profanation de ses tombes. « Cette ruée vers ces localités se justifie par le fait que les communautés musulmanes qui y vivent ont pour tradition de ne pas approfondir les trous des tombes dans lesquels ils inhument leurs défunts », explique une source. Cet observateur averti renseigne également que dans le marché noir, « Un squelette humain encore en bon état revient à plus de 15 millions de francs Cfa ». Une raison évidente qui attire les esprits faibles et les adeptes du gain facile. Plus que jamais donc, les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre ont du grain à moudre afin de réduire à néant ce phénomène dangereux. Pour y parvenir, les chefs traditionnels, les leaders religieux et les populations locales ont intérêt à faire confiance et à collaborer avec les différents responsables.

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