[Sport] Le football camerounais pris en otage à cause des problèmes d'egos

Le litige qui oppose la Fécafoot à la LFPC s’enlise malgré les interventions du chef de l’Etat, de la Fifa et l’arbitrage du TAS. Au Cameroun, des footballeurs sont privés de compétition depuis plusieurs semaines. En cause, le litige qui oppose la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) à la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC). Le conflit entre les deux instances remonte à octobre 2019. La Fécafoot avait suspendu la LFPC pour « violation grave et réitérée de ses obligations », le critiquant notamment son mode de gouvernance. La Fecafoot avait confié à un comité technique transitoire les compétences initialement dévolues à la ligue. Ce que cette dernière avait contesté devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) en février 2020. Le 14 septembre, la juridiction suisse, après avoir auditionné les deux parties, a ordonné le rétablissement de la LFPC dans ses prérogatives. Malgré cet arbitrage, la Fédération a décidé de maintenir sa décision de retirer à la ligue l’organisation des championnats de première et deuxième divisions. La raison : le mandat de son président le général Pierre Semengue et celui de certains membres de son comité exécutif arrivaient à expiration. La Fecafoot sur le banc des accusés Fin octobre, de nombreux clubs d’Elite 1, favorables à la fédération, ont voté la dissolution de la LFPC. N’empêche, le 1er novembre, un match est organisé par la même LFPC, avec des arbitres étrangers au sifflet. Courant novembre, la Fécafoot et la LFPC ont même envisagé d’organiser chacune leur propre championnat. Informée, la FIFA a préconisé que les championnats professionnels reprennent sous l’égide de la fédération. Oubliant que les fédérations membres doivent organiser les championnats professionnels par le biais d’organes disposant d’un statut juridique propre. C’est-à-dire les ligues. « La Fécafoot donne l’impression de vouloir contrôler le football professionnel et faire de la ligue un simple organe annexe », ajoute Jean-Samuel Biyong, un journaliste à la CRTV. Mais la fédération ne manque pas de soutiens parmi les clubs, comme le rappelle Saint Fabien Mvogo, le président de l’Eding Sport de la Lékié : « Cela divise le football camerounais. Tout cela est déplorable et je pense que c’est à la Fécafoot d’organiser les championnats professionnels. La ligue a été dissoute par une majorité de clubs.»

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