[Sport] Fecafoot-Lfpc : Seidou Mbombo Njoya dans le viseur du TCS

Acculé parses multiples revers au Tribunal arbitral du sport (Tas), le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) pourrait également faire l’objet dune procédure judiciaire afin de justifier les fonds utilisés dans le cadre de la gestion de l’illégal Comité technique transitoire (Ctt) qui a organisé les championnats d’élite de la saison. – Est compétent pour statuer sur l’appel interjeté le 19 février 2020 par la ligue de football professionnel du Cameroun contre la décision rendue le 3 septembre 2019 par le Comité exécutif de la fédération camerounaise de football. 2- Dit que l’appel formé par la ligue de football professionnel du Cameroun contre la décision rendue par le Comité exécutif de la fédération camerounaise de football le 3 septembre 2019 est recevable. 3- Admet partiellement l’appel déposé par la ligue de football professionnel du Cameroun contre la décision rendue par le Comité exécutif de la fédération camerounaise de football le 3 septembre 2019. 4- Déclare que la suspension de la ligue de football professionnel du Cameroun est illégale, à tout le moins depuis le 18 octobre 2019. 5- Dit que la suspension de la ligue de football professionnel du Cameroun a pris lin le 18 octobre 2019. (i- Dit que les droits de la ligue de football professionnel du Cameroun, notamment ceux liés à l’organisation des championnats professionnels de football au Cameroun, sont pleinement rétablis à compter du 18 octobre 2019. » Voilà les 6 premiers points du dispositif du Tribunal arbitral du sport fias) qui cloue la fécafoot au pilori dans son litige qui l’oppose à la Ligue de football professionnel du Cameroun depuis près d’un an. Un verdict qui du reste vient laver l’honneur bafoué du général d’Armées en deuxième section, Pierre Semengue, président de la ligue de football professionnel du Cameroun. Au-delà des honneurs rétablis du président de l’Upc, il y a que, en lisant attentivement entre les lignes le verdict du Tas, force est de constater que les conséquences seront fatales pour le football camerounais et certains de ses dirigeants, des années durant, un souvenir pénible, si certaines dispositions ne sont pas prises par la tutelle. En effet, de ce verdict, il apparait clairement que toute la saison dernière est nulle et de nul effet. Cela veut dire, qu’on revient au statu quo ante. Il n’y a donc eu ni champion, ni clubs qui montent, ni clubs relégués en division inférieure. Pwd de Bamenda. sacré champion à l’arrêt précipité du championnat pour cause de Covid-19, ne verra donc pas son nom inscrit dans les tablettes du palmarès du championnat du Cameroun d’élite. De même, l’équipe fanion du Nord-Ouest ne pourra donc pas participer pour sa grande première, à la ligue africaine des champions. Ça c’est sur le plan sportif. Sans oublier les incidences que ce verdict va avoir sur le démarrage des championnats d’élite. Et ce qui va fortement impacter sur la sélection nationale A’ camerounaise qui devrait prendre part au prochain Championnat d’Afrique des Nations (Chan) qu’accueille le Cameroun en Janvier 2021. Pourtant, c’est sur le plan financier que les conséquences pourraient être dramatiques. ‘Tenez, au-delà des sommes que la Fecafoot devrait dépenser dans le cadre de cette procédure, elle devrait s’attendre à justifier les fonds dépensés dans le cadre du fonctionnement de son illégal Comité technique transitoire (Ctt). Selon des indiscrétions proches du président du Ctt, Aboubakar Alim Konaté, ces dépenses s’élèveraient entre 1 milliard et 1,5 milliard de Fcfa. Curiosité, ces chiffres fluctuants n’augurent rien rie sérieux. En effet, depuis sa mise en place du football professionnel au Cameroun, l’Etat du Cameroun participe à son financement à hauteur de plus de 500 millions de Fcfa par an. De l’argent qui devrait subvenir aux salaires des joueurs et encadreurs. En partant donc sur cette seule base, la question qui se pose est celle de savoir si le Ctt a bénéficié de cette manne de l’Etat pour l’organisation de son boiteux championnat qui a finalement pris des allures de matchs amicaux et si l’on se souvient que ce Ctt s’était bruyamment vanté d’avoir bénéficié rie cette manne et distribué l’argent aux clubs en mondovision, histoire rie montrer à l’opinion que le gouvernement avait définitivement lâché le général Pierre Semengue, on peut donc dire sans risque de se tromper que Seidou Mbombo Njoya devrait se faire des soucis car, le ‘Tribunal criminel spécial ne tardera pas à se mettre à ses trousses au simple soupçon d’avoir utilisé l’argent de l’Etat dans une compétition illégale. Et même si c’était les fonds propres de la Fécafoot, on peut toujours imaginer des ennuis judiciaires pour le locataire de la tour de Tsinga qui devrait justifier de l’utilisation de ces fonds. Egos surdimensionnés Dans tous les cas, en l’espace de 2 jours, c’est le ciel qui semble s’abattre sur la fécafoot. En effet, engluée dans de multiples et étemels procès devant le ‘Tribunal arbitral de sport (Tas) de Lausanne, l’instance laitière du football camerounais vient coup sur coup de mordre la poussière sur 2 affaires anodines qu’elle aurait bien pu éviter si l’arrogance et les égos surdimensionnés de certains de ses cadres n’avaient pas pris le pas sur la raison et le bon sens, le plus emblématique étant ce procès qui opposait la Fécafoot à son démembrement, la ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) présidée par un homme d’honneur, le général Pierre Semengue. Et ce n’est pas fini. Car un autre procès intenté par le truculent Abdouraman Amadou Baba, président du club Etoile filante de Garoua, qui demande l’annulation pure et simple de l’élection de Seidou Mbombo Njoya, est en instance devant le l’as. En tout cas, la tour de Tsinga et le football camerounais traverse une sale période de turbulence dans laquelle l’on devrait se donner les moyens de vile s’en sortir. Et c’est incontestablement le sens que le ministre des Sports et de l’Education physique a voulu donner aux parties dans ses recommandations à l’issue de la tripartite qu’il a tenue avec elles le jeudi 17 septembre dernier. « S’investir pleinement pour un retour à la norme, sans dilatoire ni juridisme et qui n écorné en aucune manière l’image de marque du Cameroun, notamment en facilitant l’application immédiate et sans conditions des sentences prononcées par le ‘l’as les 14 et 1.5 septembre 2020. Me Cameroun pays de droit s’en trouverait davantage grandi, tout comme le football camerounais qui reste plongé depuis près d’une décennie dans de graves atermoiements. De collaborer pleinement à la repose sereine des championnats professionnels de football et à la participation des clubs camerounais méritants aux compétitions internationales dans le respect des règlements édictés par la Cal. Eu outre, il s’agit d’éviter toute atteinte aux droits des acteurs impliqués (clubs), ainsi que de nouveaux rebondissements dans les affaires déjà tranchées par le l’as (cas de News Stars de Douala) » a instruit Narcisse Mouelle Kombi.

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