[Société]un corps incomplet livré à une famille à la morgue à Douala

Une vidéo publiée sur Facebook, et partagée des milliers de fois, montre un mouvement d’humeur autour d’un corps posé dans un cercueil à l’hôpital Tergal du district de Nylon à Douala. On y voit des personnes accuser le personnel médical d’avoir mutilé le corps du défunt afin d’en extraire des organes. Des accusations graves qui ont été exagérées sur les réseaux sociaux : démenties par le directeur de l’hôpital, la famille du défunt s’est excusée du “mouvement involontaire”. La légende qui accompagne la vidéo publiée et partagée près de 5 000 fois sur Facebook suggère que le défunt “souffrait d’une autre pathologique. Mais que les médecins l’ont achevé et déclaré mort par le Covid-19.” Le post affirme également que les parents du défunt, pas convaincus des conclusions des médecins, ont découvert “un corps éventré” après avoir ouvert le cercueil. “Tous les intestins ont été retirés par le personnel de l’hôpital”. La publication, effectuée par un internaute congolais, se base en effet sur la vidéo dans laquelle on peut entendre la personne qui filme scander en français : “c’est le corona, c’est le corona”. “Où sont les intestins de mon grand-frère !?”, pendant que d’autres personnes se bousculent autour du défunt. Toutefois, la vidéo ne montre pas les parties supposées mutilées, le corps étant couché sur le ventre. La direction de l’hôpital dément un trafic d’organe Selon, le média en ligne, Actu Cameroun, la scène s’est déroulée dans l’après-midi devant la morgue de l’hôpital du district de Nylon à Douala, la capitale économique du Cameroun. Face à la polémique suscitée par cette vidéo sur les réseaux sociaux, les responsables de l’hôpital ont rejeté les accusations de trafic d’organes humains. Dans un communiqué qu’on peut également retrouver sur les réseaux sociaux, l’hôpital confirme qu’il y a eu “un mouvement de foule partant de la morgue, déclenché par des personnes assistant à une levée de corps et qui prétendaient que le corps du défunt aurait subi des mutilations”. Mais un examen du corps “effectué en présence de l’équipe de direction de l’Hôpital, des responsables de la famille concernée ainsi que des forces de l’ordre” a permis de constater “séance tenante l’absence de toute anomalie suspecte”.

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