[Société] Insécurité alimentaire 2 700 000 personnes en situation de crise au Cameroun

C’est ce que révèle l’analyse du cadre harmonisé des zones à risque et des populations en insécurité alimentaire rendue publique le 15 avril à Yaoundé. Dans l’optique de l’atteinte de son objectif visant à préserver le Cameroun de l’insécurité alimentaire tout en prenant en compte les quatre dimensions de ce phénomène à savoir : la disponibilité des produits, l’accès aux produits, l’utilisation et la stabilité, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) a publié jeudi, 15 avril, les résultats de l’analyse du cadre harmonisé des zones à risque et des populations en insécurité alimentaire au Cameroun. C’était au cours d’une cérémonie placée sous la conduite du chef de ce département ministériel, Gabriel Mbaïrobe. Ladite analyse révèle qu’environ 2 700 OOO personnes sont en situation de crise au Cameroun, 14 départements sur 58 sont en situation de crise, 11 départements sur 58 sont en situation minimale et 33 départements sur 58 sont sous pression! Plusieurs facteurs peuvent justifier cette situation, notamment la crise que subissent certaines localités du Cameroun, les déplacements des populations, l’impact de la pandémie dans les ménages, entre autres. Malgré ce contexte difficile, les pouvoirs publics ont mis en place des politiques agricoles solides permettant de maintenir le cap. « Il y a un ensemble de programmes que le gouvernement met en place à travers les programmes d’appuie aux populations, des programmes de production agricole à travers l’éducation des communautés sur l’alimentation », appuie un , responsable au Minader. Pour sa part, le Minader Gabriel Mbaïrobe, à la lumière de l’analyse publiée la semaine dernière, a jugé la situation alimentaire et nutritionnelle au Cameroun acceptable. Il a cependant noté que des efforts doivent être faits pour le développement des industries agroalimentaires. Ceci passera certainement par la modernisation du système de production agricole, la modernisation des outils de production, la disponibilité des matières végétales de haute qualité, des matières animales de haute qualité, de manière à combler les gaps. Pour redresser la courbe, il question, apprend-on, de créer des opportunités à travers le renforcement du programme de protection sociale, l’utilisation des semences plus résistantes à la sécheresse, le soutien apporté aux producteurs alimentaires locaux, et l’adoption des meilleurs habitudes alimentaires.

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