[Société] Électricité : comment le gouvernement veut réduire les délestages

Depuis quelques mois, les pouvoirs publics, s’attèlent à rattraper le retard causé par l’absence d’investissement dans le secteur de l’énergie électrique pendant plusieurs années. Ce que les camerounais doivent savoir c’est que les coupures de l’énergie ces derniers temps sont dues entre autres, à la chute des poteaux en bois, la faible hydrologie du barrage de lagdo pour ce qui est du Grand-Nord et aux actes de vandalisme perpétrés sur les installations d’ENEO et de Sonatrel. Pour résoudre le problème de la vétusté des équipements, ENEO, a lancé, sous la houlette du ministre de l’eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba, un vaste programme de remplacement des poteaux de bois par des poteaux en béton. Il faut dire que ces poteaux en bois sont défectueux, ce qui entraine souvent leur chute en cas de fortes pluies. Rien que dans la zone de Yaoundé et ses environs, il y’a plus de 5 mille poteaux à remplacer. Selon nos sources au ministère de l’eau et de l’énergie, les travaux sont en cours dans certaines villes. Ce qui peut parfois entrainer des coupures de l’énergie électrique. Un pas de plus dans la recherche de solutions pour éviter des coupures qui ont fini par faire partie du quotidien. Surtout que l’objectif du gouvernement est de mettre un terme dans les prochaines années aux coupures d’électricité dans les villes en particulier et sur l’ensemble du territoire en général. Ceci passe inéluctablement par le remplacement des poteaux défectueux. Pour la petite histoire, les poteaux qu’utilisait le Cameroun jusqu’alors étaient récoltés dans la zone anglophones, mais avec la guerre qui sévit, impossible de se ravitailler d’où le basculement dans la confection de poteaux en béton. Ainsi, l,4millions de poteaux sont à remplacer sur l’ensemble di|territoire. Pour cette année 2021, le gouvernement table sur 50 mille, avec priorité aux grandes villes. D’après nos informateurs au sein du ministère de l’eau et de l’énergie, il y’a un programme de renforcement des transformateurs mené par la Société nationale de transport de l’énergie électrique (sonatrel) qui vient de procéder à l’installation de 6 nouveaux transformateurs dans les villes de Limbé, Douala et Yaoundé. Tout cela implique des travaux d’envergure, dont les coupures d’énergie électrique. Mais il faut également savoir qu’il y’a la multiplication d’un certain nombre d’aléas qui causent les coupures. Par exemple, des actes de vandalisme sur les installations d’Eneo et de Sonatrel dans le Grand-Sud. Voilà l’une des raisons, pour lesquelles les camerounais ont broyé du noir en fin mars dernier. On se souvient que dans un communiqué de presse daté du 25 mars dernier, le Directeur Général de la sonatrel a indiqué que la ligne de transport 225 KV Mangobe-Oyo’mabang a été interrompu suite à l’abattage par un malfaiteur d’un arbre hors corridor ayant endommagé un conducteur et un bras du pylône en date du 23 mars 2021 dans le village Nyong, à 37 km de Yaoundé. C’est à la faveur d’une intervention d’un ministre Gaston Eloundou Essomba que les agents de la Sonatrel ont restauré cette ligne le 24 mars. De même, il y a des cas d’incivisme sur les infrastructures électriques qui sont répertoriées. Cela est également cause des coupures. À ENEO, nous apprenons que la société a procédé ces derniers temps au raccordement et à la mise en service des différents ouvrages neufs dont elle vient d’achever la première phase de chantiers d’amélioration de l’alimentation en énergie électrique de Yaoundé Nord et SOA. Par ailleurs, les investissements suivent leurs cours. Plusieurs centaines de milliard ont été investis ces dernières années pour améliorer la qualité de service. Les barrages font parties des solutions prônées. On en cite une pléthore : Menvele, Nekim, Lom pangar et d’autres qui sont encore en projet. Dans la même mouvance, le gouvernement a récemment aidé ENEO à mobiliser 100 milliards de FCFA pour le développement du sous-secteur électricité. Bonc, on s’avance irréfutablement vers la réduction des délestages. Et le septentrion alors ? Pour ce qui est du Réseau interconnecté Nord (Rin), qui regroupe les trois régions septentrionales, la cause des délestages est due à la faible hydrologie du bassin de la rivière Bénoué sur laquelle est construit le barrage de Lagdo. En mi-décembre 2020, le gouvernement, via le ministre de l’eau et de l’énergie, a instruit Eneo de trouver des solutions immédiates à la crise énergétique dans cette partie du pays. Le transfert de 20MW à partir de la centrale thermique d’Ahala à Yaoundé vers le Rin a été élaboré et homologué sur très hautes instructions du Président de la République, Paul Biya. Sur les 20 MW, 12 MW ont été dédiés à la centrale thermique de Djambou-tou à Garoua et 8 MW à Ngaoundéré. Le ministre de l’eau et de l’énergie était personnellement t^ans le septentrion pour superviser la mise en œuvre de cette opération. Ayant constaté que quelques mois seulement après la service de ces centrales, les problèmes de délestages sont toujours d’actualité dans cette partie du pays, le ministre de l’eau et de l’énergie, s’est une fois de plus déporté dans le septentrion du 24 au 27 mars dernier, dans le cadre d’une visite de travail. Après diagnostic de la situation par le Minee, il se trouve que la centrale thermique de Djamboutou affiche une baisse de production de 10MW par jour suite aux arrets pour maintenance. « Le premier constat c’est qu’il y a une quinzaine de machines actuellement en arrêt à Djamboubou qui est l’une des centrales thermiques qui alimentent les trois régions du Septentrion Elles sont en arrêt pouf des raisons de maintenance. Ce sont des contraintes techniques, environnementales qui nous obligent a respecter les programmes de maintenance sinon nous allons perdre toutes ces machines. Malheureusement ce programme de maintenance a pris du temps parce que les pièces de rechanges ne sont pas arrivées a temps », a constaté le ministre Gaston Eloundou Essomba. Autrement dit, les commandes des pièces faites par Eneo n’ont pas été livrées a cause de l’épidémie à coronavirus qui amène plusieurs usines à fonctionner au ralentir. Il faut noter que les premières cargaisons sont arrivées par avion à Ngaoundéré le 23 mars dernier. Deux autres cargaisons sont arrivées la semaine dernière. « J’ai donné instruction a Eneo pour que les 20 MW qui ne sont pas disponibles soient d ogressivement mis dans le réseau », ajoute le Minee.

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