[Société] Edéa : les déplacés de la crise anglophone traités d'‹‹ envahisseurs ››

Ils sont, selon le journal Le Messager no 5665, accusés de cultiver des hectares de terres sans autorisation. Installés dans la région du Littoral, certains déplacés anglophones sont présentement sur des charbons ardents. Ils sont, selon Le Messager no 5665, accusés de cultiver des hectares de terres sans autorisation, d’exploiter frauduleusement les forêts et d’enterrer les corps sans l’aval des chefs traditionnels. « On a plus de 1000 hectares de terres cultivables qui sont exploités par les anglophones sans autorisation. Ces exploitants illégaux ont même construit des campements où ils accueillent des centaines de leurs frères qui continuent d’arriver tous les jours », s’inquiète Samuel Mbougoum le chef de Yabi-Mapan. C’est un petit village situé dans l’arrondissement d’Edea 1e département de la Sanaga Maritime, région du Littoral. L’alerte « Nous ne savons pas qui ils sont, d’où ils viennent. Ils font même déjà des enterrements sur nos sols sans notre avis. Ils pratiquent l’agriculture et coupent du bois. L’Etat doit intervenir, sinon j’ai peur d’un carnage », poursuit le chef. Arrivés quelques-uns il y a de cela trois ans au début de la crise anglophone, aujourd’hui ils sont une centaine à avoir trouvé refuge dans le village : « Je sollicite une action forte pour faire respecter la demande d’arrêt des travaux servie à ces individus dont les activités sont une menace à l’ordre public », précise un des notables enragé. Dans une lettre adressée au préfet en mars dernier, le chef du village demande au préfet Cyrille Mbondol de descendre sur le terrain pour apprécier la situation qui devient explosive. « Avec la colère actuelle des populations, ça peut dégénérer à tout moment en des situations incontrôlables, puisque les habitants en ont marre de cette injustice, et ont le sentiment que ces exploitants que nous trouvons illégaux sont au-dessus de la loi », s’inquiète un habitant. C’est depuis le 18 avril 2018 que les chefs traditionnels de la communauté Adié de l’arrondissement d’Edéa 1e ont émis la première note de service pour demander à deux « exploitants illégaux » de forêts-déplacés anglophones- d’arrêter leurs activités.

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