Serge espoir matomba donne son avis sur le 11 février.

Au lendemain de la célébration de la fête de la jeunesse, le goût insipide de cet événement reste encore en travers de la gorge de nombreux camerounais. Tout d’abord la situation sécuritaire du Cameroun. Comment penser aux probables performances économiques sans s’interroger sur la pacification définitive de notre pays au Nord et Sud-Ouest ? A l’Est, l’Adamaoua ou l’Extrême Nord ? D’ailleurs il y a quelques semaines, le Groupement Inter-Patronal du Cameroun (GICAM) tirait la sonnette d’alarme sur le grand impact économique de ces différentes crises sur notre pays. Comment favoriser la croissance dans un contexte d’instabilité ? Là demeure toute la question. Par ailleurs, lorsqu’on évoque les égoïsmes des Etats qui ont abouti au protectionnisme tant évoqué au Cameroun, on oublie de confronter à cela la grande largesse dont nous avons fait preuve à travers les Accords de Partenariat Economique. Ces APE face auxquels nous au PURS avons engagé une grève de la faim en 2014, sont aussi à l’origine de notre fracture économique criarde aujourd’hui. Difficile donc de créer 500 mille emplois dans un climat social déliquescent et celui des affaires morose. Juste à titre de rappel, l’Etat n’est pas le seul créateur d’emploi mais le régulateur. Il favorise un bon climat des affaires pour que le secteur privé crée des entreprises et par ricochet de l’emploi. Le fonctionnariat doit céder la place à l’entrepreneuriat comme c’est le cas pour les pays que nous prenons en exemple. L’Etat doit donc créer un environnement favorable aux PME, PMI, start Up. S’agissant de l’éducation, le PURS ne saurait la considérer comme une œuvre sociale ou charitable. Il s’agit pour nous du socle, du fondement même de la société et de la nation à laquelle nous aspirons. Cette éducation si elle est bien menée, changera le profil du Camerounais pour qu’il sache qu’il a un rôle important à jouer dans la vie de son pays. Cette éducation bien pensée, permettra à tous les citoyens de savoir qu’ils ne doivent pas délaisser la vie politique seulement à une frange de la population. Ils comprendront qu’ils doivent aspirer à des postes électifs et que les élus doivent leur rendre compte. Cette bonne éducation donnera naissance au Camerounais nouveau qui force l’admiration de tous. C’est dans ce sens que nous invitons les jeunes à prendre d’assaut les mairies et le parlement. Mais une fois encore nous exigeons de nos dirigeants de jouer franc jeu. De laisser libre cours à l’expression démocratique et non de pratiquer l’achat des consciences ou procéder par des intimidations comme cela a été le cas lors de la dernière élection présidentielle. Le Cameroun d’aujourd’hui et de demain se construira avec la jeunesse.

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