[Santé] Semaine rose : le cancer du col de l'utérus la tueuse silencieuse

Le cancer du col de l’utérus est le deuxième type de cancer après celui du sein qui touche le plus de femmes à travers le monde. De nombreuses femmes au Cameroun souffrent du cancer du col de l’utérus sans s’en rendre compte. Cette maladie silencieuse se loge dans l’appareil reproductif de la femme sous forme de tumeur maligne et y cause de nombreux dégâts. Selon un personnel du corps médical II est impossible de parler de cette maladie sans toutefois lui donner une définition. « Un cancer est un dérèglement des cellules qui constituent notre organisme. Normalement. L’organisme est constitué d’unité vivante de base, et la plus petite unité de base est appelé la cellule. Ces cellules peuvent entrer en cycle de division anormale et constituer une masse. Le détachement de cette masse peut aller coloniser d’autres espaces. Lorsque ce phénomène se produit au niveau du col de l’utérus,-cette partie qui est l’intérieur du vagin, on parle du col de l’utérus», explique le Dr. Atenguena Étienne Oncologue médicale à l’hôpital général de Yaoundé. Un éclaircissement nécessaire, surtout qu’il existe plusieurs types de cancer. Pour le docteur Atenguena, le cancer du sein est celui qui touche le plus les femmes à travers le monde. Il est suivi par le cancer du col du l’utérus. Il existe tout de même signes qui permet de les différencier « Les signes de cette maladie peuvent être précoces où tardives. Les signes précoces on ne les perçoit pas, la femme est tout à fait normale, on ne les détecte qu’à travers un dépistage. Par contre, ils sont tardifs lorsque la maladie est déjà à un stade avancé soit localement soit à distance. Lorsque la maladie est avancée, la femme peut avoir des écoulements vaginaux abondants qui ont souvent des odeurs nauséabondés. Il peut ‘également y avoir des écoulements de sang en dehors des règles, ils sont déclenchés soit par un contact lors de sa toilette intime, soit lors d’un rapport sexuels». Révèle-t-il. En plus de ces signes cités précédemment, il va s’en dire qu’il existe des complications liées au cancer du col de l’utérus. « Le col de l’utérus peut être à proximité de la vessie et du rectum. Le cancer préfère communiquer ces trois orifices c’est-à-dire la vessie, le vagin et le rectum. Dans ce cas on a une femme qui va avoir les matières fécales dans les urines, et vice-versa. Cette complication est appelée Fistule tumorale. Il peut aussi avoir d’autres complications notamment lorsque le saignement est très abondant (complication hémorragique), le cancer peut comprimer les veines où les artères et entraîner les grosses jambes. Il peut aussi comprimer les voies urinaires et causer l’insuffisance rénale, ce qui est très fréquent», poursuit-il. Une étude menée a permis de prouver que le cancer du col de l’utérus a tendance à affecter davantage les femmes d’origine africaine que les Blanches. Il est aussi démontré que les femmes dont le revenu est faible et celles qui sont moins éduquées risquent davantage d’être atteintes du cancer du col de l’utérus. Peut-être parce que ces femmes ne passent pas régulièrement de test de dépistage ou parce quelles présentent d’autres facteurs de risque. Les causes et les conséquences sur la femme La problématique que la cause de cette maladie a été longtemps étudiée par les chercheurs scientifiques. Depuis quelques années un agent viral appelé virus du Papillome humain a été identifié comme responsable de cette maladie. Ce virus est une famille dans laquelle on regroupe plus de 200 sous types dont 30 touche l’homme et peuvent induire chez lui des maladies, alors là il est « ubiquitaire ». « Tous ceux qui ont un rapport sexuel seront en contact avec cet agent viral. Les femmes et les jeunes garçons contractent ce virus souvent dans les premières années de la vie sexuelle et seule une faible proportion d’individus vont garder ce germe de manière chronique. Le genre en question indolore, mais il peut entraîner des modifications du col de l’utérus susceptible de se transformer en cancer», affirme le docteur Atenguena. En d’autres termes, l’on contracte cet agent viral dès les premières années de la vie sexuelle. Selon lui si une femme a des rapports sexuels à l’âge de 8 ans elle peut être infectée. Il est très difficile pour une femme atteinte de cette maladie d’avoir des enfants, ce sont des cas vraiment exceptionnels. Prévenir vaut mieux que guérir Selon les chiffres du docteur Atenguena, sur une échelle de 100 le cancer du sein occupe 30% et celui du col de l’utérus 20% de l’ensemble des cancers qui touche la femme. Il est très important de situer le stade de la maladie de la patiente. L’âge moyen de ces femmes varie entre 25 et 40ans pour la plupart. Globalement il en existe trois dont, le stade précoce, avancé et généralisé (dans tout le corps), une fois ceux-ci localisés, ils peuvent être guéris avec la chirurgie et la radio thérapie. « Le temps qui s’écoule entre le contact avec le germe et le diagnostic du cancer va de 10 à 20ans. Lorsque la maladie est dépistée plutôt, c’est un atout pour nous car nous avons le temps d’observer le col de l’utérus et pour savoir si les modifications qui peuvent se transformer en cancer sont déjà présentes. Un cancer diagnostiqué précocement est guéri à coup sûr» déclare-t-il d’un ton sérieux. Le dépistage reste pour ce médecin, la meilleure méthode pour pouvoir prévenir cette maladie qui fait des ravages à travers le monde.

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