[Santé] Près de 3% de camerounais souffrent de bégaiement

La 23e journée mondiale de cette pathologie s’est célébrée le 22 octobre sous le thème : « Voyage des mots, développer sa résilience et apprendre à rebondir ». L’édition 2020 des troubles d’élocution était consacrée à la sensibilisation sur la possibilité d’un traitement. Au Cameroun, environ 3% de la population souffre de ce handicap à en croire les statistiques de l’Association Voix-Paroles-Bégaiement du Cameroun (Avopabec). Soit 2% de plus qu’en 2018 ou 1% de la population en souffrait, soit 4% d’enfants et 1% d’adolescents et d’adultes. La 23ème journée mondiale de cette pathologie, le 22 octobre, s’est célébrée sous le thème : « Voyage des mots, développer sa résilience et apprendre à rebondir ». Le bégaiement est un trouble de l’élocution qui se qui se caractérise par l’interruption, la répétition ou l’hésitation à prononcer un mot. D’après les professionnels et orthophonistes, le bégaiement est un handicap qui a une répercussion sur le plan scolaire, professionnel et sur la vie sociale. « Certains individus qui vont commencer à présenter ce caractère vont s’isoler. Ce sont des gens qui ne vont pas prendre la parole en public parce qu’ils seront observés », précise Maoma Souhe Djon, orthophoniste au Centre Orchidée Home Douala. Mais, on peut guérir de ce trouble. D’après Dr Jacob Soh, un bégaiement qui est constaté le plus tôt et pris en charge peut trouver des solutions à 90% aussitôt que l’enfant est accompagné sur le plan de la rééducation orthophonique. « Les parents peuvent aider leurs enfants en appliquant certains exercices. Entre autres, apprendre à parler lentement, travailler la respiration, ainsi que les praxies. Ce sont les muscles comme les lèvres, la langue, les mandibules, le cou », explique Jacob Soh. Pour les adolescents, l’orthophoniste recommande une entraide, à travers des retrouvailles pour travailler la lecture à haute voix ou le fait de regarder les interlocuteurs dans les yeux. « Le changement est observé au bout de trois à six mois chez certains. Tout dépend du type de bégaiement. Avec de la détermination et de la patience, l’on peut venir à bout de son bégaiement », assure-t-il. D’une manière générale, poursuit-il « Aujourd’hui, on a des thérapies conventionnelles que nous mettons en avant. Travailler d’abord les pastilles au niveau de l’articulation parce que pour travailler le bégaiement, il faut que la personne articule très bien ; passer à l’acte respiratoire c’est-à-dire travailler le diaphragme pour permettre au niveau de respiration phonatoire inspiration-expiration. Enfin, travailler au niveau de la tonicité pour permettre à cette personne d’avoir une parole fluide ».

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