[Santé] Les parents font boycotter les vaccins du Pev à leurs enfants

À cause de la pandémie du Covid-19, le taux de fréquentation des formations sanitaires connait une baisse considérable. La réticence des parents a provoqué une chute des chiffres des enfants censés avoir accès aux services du Programme élargi de vaccination (Pev) du ministère de la Santé Publique. La vaccination est un acte qui vise à conférer à un organisme la capacité de lutter efficacement contre les agents d’une maladie donnée. La vaccination confère une immunité temporaire. Sa durée dans un très grand nombre de cas a été fixée à un an, mais une injection de rappel à ce moment là, fait rebondir l’immunité qui restera aussi forte que la première fois et pour une plus longue durée. Pour protéger tous les enfants et leur mère de certaines maladies, un programme a été élaboré dans ce sens, c’est le Programme Élargi de vaccination (PEV). Au Cameroun, il est logé au ministère de la Santé Publique. Le Pev a pour objectifs spécifiques d’éliminer le Tétanos néonatal, d’éradiquer la poliomyélite et de réduire de 95 % les décès dus à la Rougeole et bien d’autres maladies. 80 mille enfants non vaccinés Ces chiffres sont révélés par le Pev pour la période de mars à juin 2020 sur l’ensemble du territoire national. À cause des restrictions imposées par l’Oms et le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19, certains parents ont opté de ne plus accepter les offres de services des formations sanitaires en faveur de leurs progénitures. Si toutes les régions sont concernées par cette réticence, l’on note que la plus grande baisse vient des régions du Centre et du Littoral. Respectivement, 6603 et 3425 enfants ont manqué les vaccins. Risques des maladies Les cibles et bénéficiaires du Pev sont fondamentalement, les enfants âgés de 0 à 23 mois, les femmes enceintes et les adolescents de 9 ans au moins. Il s’agit d’une gamme de 12 vaccins contre une douzaine de maladies. « Tout enfant ou femme non vacciné contre les maladies cibles du Pev est exposé à ces maladies et peut même en mourir en cas d’attaque avant l’âge d’un an. Tout enfant non vacciné contre la polio par exemple peut devenir infirme toute sa vie et ainsi devenir une charge pour sa famille et la communauté ; de même, tout enfant non vacciné est exposé et expose aussi les autres enfants, en cas de contamination. Toute femme enceinte non vaccinée est exposée, ainsi que son futur bébé », renseigne-t-on. D’où l’intérêt capital de susciter l’adhésion des parents afin de permettre que leurs enfants soient effectivement vaccinés. Le gouvernement et ses partenaires déboursent une moyenne de 50 mille de FCFA par enfant, pour garantir la santé. Il y va de l’intérêt de tous, notamment des parents, d’ouvrir les portes de leurs domiciles. Les acteurs communautaires doivent engager les opérations de porte à porte pour rattraper les doses de vaccins manqués.

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