[Santé]les hôpitaux abandonnés à Bertoua

Des usagers regardent d’un œil suspicieux les formations sanitaires dans le contexte sanitaire actuel. Amélie N., la trentaine, a retrouvé depuis peu les joies de la « liberté ». Ce, après la fin de son isolement dû à une contamination au nouveau coronavirus. L’annonce de sa contamination a suscité une réaction « étonnante » de ses proches. « Certains m’ont demandé si c’était un vrai test, vu que je n’avais pas l’air en si mauvais état que cela. D’autres n’ont pas compris pourquoi j’ai choisi de me rendre de mon propre chef à l’hôpital pour subir le test », explique-t-elle. Ce sentiment de méfiance à l’endroit des formations hospitalières est partagé par de nombreux habitants à Bertoua, voire dans la région de l’Est. Entre ceux qui ne croient pas véritablement à l’existence du Covid-19 malgré les ravages de la maladie dans les communautés, ceux qui préfèrent se soigner à la maison à l’aide de décoction traditionnelle et ceux qui pense que les hôpitaux sont des lieux de contamination, les formations hospitalières, notamment l’hôpital régional de Bertoua, sont regardés d’un œil suspicieux. De nombreux malades y arrivent généralement en dernier recours, lorsque surviennent des complications graves telles que la détresse respiratoire. Et lorsque le patient décède finalement, il n’est pas rare que les proches fassent preuve de violence à l’endroit du personnel médical. « Il est important de faire comprendre aux populations que l’hôpital ne saurait être cette formation sanitaire qui serait responsable de leur infection, tel que cela est dit dans les rumeurs », déclare le Dr. Huguette Nguele Meke, directeur de l’Hôpital régional de Bertoua. Les autorités sanitaires locales continuent de sensibiliser sur l’importance d’une prise en charge rapide. Un message pas toujours audible auprès des populations.

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