[Santé] Journée mondiale du rein : dans le quotidien des malades d'insuffisance rénale

A l’occasion de la journée mondiale du rein, qui s’est célébrée le 11 mars 2021, sous le thème : « bien vivre avec une maladie rénale», les insuffisants rénaux ont saisi cette opportunité pour décrier le calvaire qu’ils vivent au quotidien entre les séances d’hémodialyse et leur activité professionnelle. Selon la fondation du rein, un adulte sur dix souffre d’une affection rénale dans le monde. Or, les reins sont des organes vitaux, filtrant les déchets dans le sang et permettant leur évacuation dans les urines. Les malades soumis à l’hémodialyse doivent se rendre à l’hôpital en moyenne deux fois par semaine. Certains y arrivent le matin et n’en repartent que tard le soir. Les deux jours de prise en charge hebdomadaire sont perdus sur le plan professionnel. A l’occasion de la journée mondiale du rein, qui s’est célébrée le 11 mars 2021, sous le thème : « bien vivre avec une maladie rénale», les insuffisants rénaux ont saisi cette opportunité pour décrier le calvaire qu’ils vivent au quotidien entre les séances d’hémodialyse et leur activité professionnelle. Janvier Mpandé, âgé de 53 ans et dialysé depuis cinq ans, est menuisier de profession. Mais c’est un travail épuisant pour lui qui a une santé délicate. Des fois, il fait la moto pour pouvoir payer ses soins. Pour l’instant, il est carrément au chômage. « Notre maladie est invalidante », reconnaît-il. Ousmane Ado quant à lui, vient d’être dépisté au Centre hospitalier universitaire de Yaoundé (Chuy). Il n’est soumis à la dialyse que depuis deux mois. Son corps s’adapte encore au protocole de soins. Les débuts ne sont pas faciles pour lui, raison pour laquelle, pour l’instant, il a abandonné son activité professionnelle pour ménager sa santé. Valentin Ntolo est enseignant de physique dans un collège dans la ville de Yaoundé. Il a été contraint d’abandonner ses élèves et collègues pour suivre ses séances d’hémodialyse. Anicet Tchinda autre patient, a aussi dû abandonner sa profession d’enseignant pour un rôle purement administratif dans son établissement. « Je n’ai pu garder mon emploi que grâce au rapport amical et particulier que j’ai avec le fondateur », affirme-t-il. Ne pouvant plus avoir la même force de travail, les employeurs du privé s’en séparent pour indisponibilité et rendement insuffisant. Certains de ces médicaments sont à prendre à vie Ceux de la Fonction publique réussissent à sauver les meubles. Dans tous les cas, ce n’est plus le même travailleur, avec les crises généralement aigües. De manière générale, il est presque impossible pour le malade soumis à la dialyse de mener une vie professionnelle normale. Et pourtant, il faut avoir de l’argent pour se soigner. Il faut produire cet argent car, au-delà de la subvention de la dialyse par l’Etat, il y a des soins connexes obligatoires : les examens biologiques, radiologiques, cliniques et les médicaments. Certains de ces médicaments sont à prendre à vie ! Ils coûtent cher, ainsi que les examens. « Une injection irythropetine par séance de dialyse coûte au bas mot 15 600 Fcfa, les additifs pour stimuler le sang ou renforcer les globules rouges peuvent atteindre 65 OOOFcfa par semaine », confie notre source qui évalue à plus de 30 000 Fcfa les frais mensuels complémentaires. A cela, il faut ajouter le repos recommandé par les médecins après chaque dialyse, généralement le jour suivant la séance. Au finish, et dans les meilleurs des cas, les malades déjà affaiblis n’ont que trois jours par semaine pour s’adonner à l’activité professionnelle. Dans plusieurs cas, ce sont les familles qui supportent ces dépenses, sur le principe de la solidarité africaine. Mais les patients se battent pour y contribuer et les expériences sont diverses.

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