[Santé] des corps abandonnés à la morgue de l'hôpital régional de Bamenda

La direction de l’hôpital donne jusqu’au 19 octobre aux proches des victimes pour récupérer les dépouilles. Faute de quoi, elles seront transmises à la Communauté urbaine de Bamenda pour inhumation.Encore des corps abandonnés dans un hôpital. Cette fois-ci, c’est à la morgue de l’hôpital régional de Bamenda. L’administration de l’hôpital signale dans un communiqué rendu public l’abandon de 06 dépouilles dans ses services. Parmi les corps concernés, celui d’un bébé de moins d’un an. Aussi, la tête décapitée d’une femme âgée de la vingtaine selon Denis Nsame. C’est le directeur de l’hôpital.Des corps non identifiés Plusieurs corps restent non identifiés. La direction de l’hôpital accorde jusqu’au 19 octobre prochain aux proches des victimes pour récupérer les dépouilles. Faute de quoi, elles seront transmises à la Communauté urbaine de Bamenda pour inhumation.Le phénomène des corps abandonnés est légion dans les hôpitaux du Cameroun. En mars dernier, l’on signalait 98 corps abandonnés à la morgue de l’hôpital central. Parmi ceux-ci, figuraient quatre victimes de la catastrophe ferroviaire d’Eséka. De même que trois autres dépouilles de cet accident encore non identifiées. Il y avait par exemple, le corps du nommé Nsouegni se trouve encore à la morgue de l’hôpital. Il avait rendu l’âme le 21 octobre 2016. Le directeur de l’hôpital invitait alors les familles des victimes à passer à la morgue. Afin de procéder à l’identification desdits corps et procéder à l’inhumation. Laquintinie de Douala A l’hôpital Laquintinie de Douala, plus de 119 corps qui étaient à l’abandon en 2012. Des corps qui étaient là pour certains depuis 12 ans. « Ces cadavres seront enlèves et inhumés très prochainement » avertissait Dr Dissongo Jean directeur de cette institution sanitaire. La plupart des cadavres étaient non identifiés. Ils provenaient des noyades, agressions dans la nuit, verdict populaire,… « Certains corps sont identifiés mais les familles ont honte de venir les récupérer», confiait M. Bwaka, alors économe de l’hôpital Laquintinie. « Notre morgue n’est pas un dépotoir. Nous comptons les inhumer dans les fausses communes et c’est la communauté urbaine qui financera l’opération ».

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