[Santé]des anciens malades refusent de libérer les chambres au centre d'andicapés d'etoug-ebe

Certains patients sont admis dans cette formation sanitaire depuis des dizaines d’années. Dame Pauline Ngo Bayiha vit au pavillon d’ergothérapie du Centre de réhabilitation des personnes handicapées (CNRPH) à Etoug-Ebe, un quartier de Yaoundé. Impossible de la rencontrer car sa porte est fermée tout comme les volets de sa chambre, selon le quotidien Cameroon Tribune n°12280/8479. Il est strictement interdit de frapper à sa porte. Seul son garde-malade, un sexagénaire dont le profil, peut y accéder. Le directeur de l’hôpital, Alexandre Manga, affirme que cela fait plus de 10 ans que la jeune femme ne sort de sa chambre que dans la nuit. Car elle serait allergique à la lumière du jour. A l’arrivée du patron des lieux, le garde-malade va s’écarter. En fait, Pauline Ngo Bayiha est à sa 17e année au Centre. Elle a été admise en 2004, alors âgée de 19 ans. Aujourd’hui, elle en a 36. Déclarée paraplégique mais en santé, elle refuse de retourner en famille. Elle aurait déclaré que le CNRPH a été incompétent sur son état de santé et réclame une évacuation sanitaire aux frais de l’Etat. À la simple évocation d’un retour en famille, la jeune femme fait appel à des huissiers pour trouble à la vie privée. Des malades locataires Cette situation n’est pas unique dans cette formation sanitaire. Il y a un mois, un certain Sidiki est sommé de partir après six années de séjour. Admis dans le Centre en 2014, il refuse aussi de rentrer en famille, menaçant les responsables de l’établissement avec un couteau tout en transformant sa chambre en lieu de consultation traditionnelle. « L’hôpital n’est pas un centre d’hébergement. Les gens nous attribuent des missions qui ne sont pas dans notre décret de création. Les grandes missions du centre sont : l’accompagnement psycho-social des personnes handicapées et de leurs familles ; la prise en charge médico-sanitaire de personnes handicapées ; l’apprentissage, la formation professionnelle et la réinsertion ; la recherche en vue d’améliorer et d’innover dans la prise en charge des personnes handicapées ; la coopération avec les centres nationaux ou internationaux qui œuvrent et qui ont les mêmes cibles que nous », explique le directeur du CNRPH. De même, le séjour en institution de réhabilitation dure généralement un maximum de cinq ans. Si aujourd’hui, le directeur décide de mettre ces patients récalcitrants à la porte de sa formation sanitaire, c’est pour deux choses. Premièrement pour le manque à gagner causé à l’Etat chiffré à des centaines de millions de F. Deuxièmement pour la destruction et la construction de plusieurs bâtiments du CNRPH dont certains sont vieux de 70 ans.

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