Processus électoral : le Tchad se ressource au Cameroun

L’expérience camerounaise les séduit. Complètement. Et ils n’hésitent pas à venir s’abreuver à bonne source. Dans quelques mois, le Tchad organise des élections législatives. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de ce pays souhaite être à la pointe pour l’organisation de ce scrutin. Le premier depuis la révision de la Constitution du pays en mai 2018. C’est l’objet de la visite d’une délégation de la Ceni au Cameroun depuis hier. Deux jours pour se frotter à l’expérience d’Elections Cameroon (Elecam), équipement au Cameroun de cette institution. Une mission de capitalisation d’expérience pour les Tchadiens est entamée depuis hier au siège d’Elecam à Yaoundé. Pour la circonstance, l’ambassadeur du Tchad au Cameroun, Ahmat Mahamat Karambal, a accompagné la délégation conduite par Ammina Ehemir Torna, membre de la Ceni et présidente de la sous-commission formation et communication. « Vous avez une longue expérience dans la conduite des processus électoraux. Au Tchad, nous sommes au tout début de notre processus électoral avec comme échéance, les élections législatives dans les prochains mois. Notre objectif étant, en venant vous voir, de bénéficier de votre savoir-faire », a relevé la chef de la délégation. Devant le président du Conseil électoral d’Elecam, Enow Abrams Egbe, le directeur général des élections, Erik Essoussè et les membres du Conseil électoral, elle a présenté les défis majeurs de cette visite : avoir une bonne maîtrise du chronogramme, être édifié sur l’acheminement du matériel électoral, le recrutement des agents électoraux et le budget nécessaire pour ces opérations. A terme, il s’agit d’assurer des élections crédibles et démocratiques dans le pays. La Ceni en est à ses premiers pas. En effet, cet organe ne vient que d’être en charge de l’organisation et de la gestion du processus électoral. Auparavant, cela incombait au ministère de l’Intérieur. La Ceni est ainsi chargée du recrutement des agents pour les bureaux de vote, de la mise en place des bureaux, de la réception des candidatures, et du déploiement du matériel électoral, entre autres. Créée suite à l’accord du 13 août 2007 issu du dialogue politique entre majorité présidentielle et opposition, cette institution est constituée de 31 membres. Ils ont prêté serment devant la Cour suprême le 4 avril 2019 et auront leur premier test grandeur nature en fin de cette année.

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