[Politique]une avocate viole le mot d'ordre de grève à Douala

C’était au Tribunal de Première Instance de Bonanjo, le 16 septembre dernier. Alors que le mot d’ordre de grève générale avait été donné par le barreau le 31 août dernier, et qu’il devait prendre effet du 16 au 20 septembre; une avocate s’est rendue au Tribunal de Première Instance de Douala pour défendre son client. Elle a ainsi botté en touche le mot de grève lancé par le barreau, et a trahi la solidarité de corps. «Vêtue de sa robe de couleur noire, c’est aux pas de course que, l’avocate arpente le couloir qui mène à une salle d’audience au Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjo», raconte le quotidien Mutations en kiosque ce 17 septembre 2019 ; La dame commence par justifier sa présence au Tribunal de Petite Instance de Bonanjo en disant que: «mon client vient du Congo. Je ne sais pas pour quelle raison je ne devrais pas venir le défendre aujourd’hui, ni arborer ma tenue de travail». Sans vouloir décliner son identité, la «curieuse» avocate continue en disant que, les avocats ne se sont pas concertés. «Pour 37 ans d’expérience dans ce métier, on ne peut pas m’obliger un matin de faire une grève, sans qu’on ne se soit concerté au préalable».Une présence qui a suscité beaucoup d'interrogations. Alors que, les autres tribunaux de toute l’étendue du territoire national vivaient une absence notoire d’avocats. «Excepté ce fait, la grève est effective dans la totalité des tribunaux parcourus par le reporter de Mutations, hier lundi, 16 septembre. Les seules personnes qui se distinguent par leurs uniformes sont les magistrats et les greffiers», affirme le journal. Rappelons que cette grève fait suite aux plaintes des avocats par rapport aux atteintes physiques et récurrentes à leurs endroits par les forces de maintien de l’ordre. Le barreau du Cameroun dénonce aussi les interpellations et détentions arbitraires des avocats entre autre.

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