[Politique]un militaire somme la cellule C2D de déguerpir à Bertoua

Depuis le 26 mars 2021, Claude Bertrand Nono a donné un mois à cette structure financée par la France pour partir des locaux qu’elle occupe. Cela a tout l’air d’un rebondissement. D’autres parlent d’un « acharnement ». Tant l’endroit est querellé depuis des années. Tout semblait pourtant indiquer un retour définitif au calme. C’était sans compter avec la succession Mathieu Nono. Dont l’un des fils, Claude Bertrand Nono, un militaire à la retraite, requiert les services d’un huissier de justice.Le 26 mars 2021, Me Simon Pierre Ngeupie somme trois services (la cellule locale de suivi du projet C2D Bercoua Urbain, la communauté urbaine de Bertoua (CUB) et la délégation départementale de l’Education de base du Lom-et-Dje-rem) de déguerpir pour le projet C2D Bertoua et d’arrêter les travaux de construction de leurs sièges pour les autres. Il brandit une thermocopie du duplicata du titre foncier (TF) n°3888 délivré le 29 mars 1996 à Bertoua. La succession de feu Mathieu Nono justifie le recours à la justice par de « [vainés] démarches et relances à l’amiable ». Pourtant, dans aucun des services destinataires de cette notification d’huissier de justice, l’on se souvient de « quelconques démarches à l’amiable ». Joint au téléphone le 12 avril 2021, Claude Bertrand Nono affirme d’emblée être « celui qui a saisi l’huissier de justice aux fins d’arrêt des travaux et de déguerpir ». Sur les « [vaines] démarches et relances amiables », il dit n’avoir rencontré l’ancien SG de la CUB qu’« une seule fois, toutes mes tentatives de soumettre cette affaire au maire étant restées vaines ». « En réalité, je n’étais pas au courant de ce que l’Etat avait engagé des construction sur le terrain de feu mon papa. C’est lors d’un voyage là-bas que j’observe des bâtisses sur notre terrain. Je demande alors à mon frère qui détient le titre foncier de me le remettre », poursuit notre interlocuteur. Qui ne se souvient pas si « si le document! que j’avais donné à l’huissier de justice était un duplicata ou un original. Je n’avais pas obtenu toutes les pages de ce titre foncier. » Toutes nos tentatives pour joindre Emile Nguend-jio, « le frère de Ba-menda », sont restées vaines. C’est à la conservation foncière du Lom-et-Djerem que le reporter de Repères sera fixé sur non seulement l’authenticité du titre foncier brandi mais aussi sur la justesse de l’emplacement du terrain querellé. « Ce titre foncier est authentique. Ses références et ses coordonnées sont exactes. Seulement, il est quasi-impossible que l’Etat construise sur un terrain titré sans indemniser ses ayant-droits », souffle une source interne à la délégation départementale du Mindcaf du Lom-et-Djerem. « En examinant le plan cadastral de ce titre foncier, l’on conclut que la vérité ne jaillira qu’au terme d’une reconstitution des limites de cet espace, poursuit notre source. A priori, il ne s’agit pas de la même parcelle. » Un ancien haut responsable du Mindcaf très au fait de ce dossier affirme que « dans le cadre de ce dossier, le seul TF à problème était celui d’Albert Tiajio ».

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