[Politique] Succession à Etoudi : le syndrome Franck Biya enivre le Sud

Après le fils aîné du chef de l’Etat, c’est désormais à Fame Ndongo et Evou Mekou que des officines politiciennes prêtent l’intention farfelue de briguer le fauteuil de Paul Biya en 2025, en dépit de leur loyauté jamais remise en cause. C’est indubitablement dans la logique d’auto-flagellation que certaines élites de la région d’origine du chef de l’Etat s’inscrivent désormais, face à la guerre de succession qui se profile, du fait de la très probable retraite politique qu’on prête au président Paul Biya d’ici 2025. Des théories plutôt narcissiques sortent des laboratoires occultes, tendant à vilipender des proches du chef de l’Etat, dans l’optique de sortir des bois le moment venu, l’homme qui sera présenté comme le porte-étendard du Sud, lorsque l’image des autres sera bien égratignée au sein de l’opinion publique. Hier, c’est un mystérieux « Mouvement des Franckistes » qui s’est constitué de manière impromptue, avec pour seule référence le patronyme du fils aîné du chef de l’Etat. Une sorte de société mystérieuse telle qu’elle était décrite dans « Les aventures de Patrick Nguema Ndong » surfa radio Africa N°1 à une époque, et à la constitution de laquelle Franck Biya n’a jamais été associé, selon des recoupements dignes de foi. Depuis la fin de la semaine dernière, un autre Kuklus clan s’est invité à ce jeu insidieux, les « Famistes », mettant en exergue le professeur Jacques Fame Ndongo, ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, présenté comme candidat à l’élection présidentielle de 2025. Flanqué de ses atours traditionnels de chef de 3è degré de Nkolandon, l’image fait le tour des réseaux sociaux depuis la fin de la semaine dernière, et appelle à une mobilisation des soutiens en sa faveur, sous les bons soins d’un opaque comité de soutien. On aurait dit un post pour amuser la galerie, mais qui ne manque pas de pertinence, dans ce qui est identifié par les observateurs avertis comme un jeu de massacre au sein des élites Bulu, dans la perspective de la nouvelle géopolitique qui se dessine, en prélude à la fin de l’actuel système gouvernant. Main obscure Il en est de Fame Ndongo comme d’Evou Mekou, le vice-gouverneur de la Beac-la Banque des Etats de l’Afrique centrale, qu’un journal a cru devoir présenter la semaine dernière comme étant, lui-aussi, un potentiel remplaçant de Paul Biya. Sous le titre pompeux « Et si c’était lui… », le journal semble se gloser d’une trouvaille digne des recherches archéologiques, celle d’avoir déniché le vrai dauphin dissimulé de l’actuel régime. Pourtant, au sein de la famille présidentielle, personne ne doute de la loyauté qui fait de l’actuel vice-gouverneur de la Beac, l’un des « fils » les plus adulés du président. Sa très grande discrétion, son effacement du terrain politique, et son caractère affable le discréditent auprès de tous les analystes et observateurs, de toute ambition de pouvoir. Dénominateur commun à ces manœuvres de dévoilement des potentiels remplaçants de Biya dans la région du Sud, le degré de confiance dont jouissent les victimes de ce jeu de massacre auprès du chef de l’Etat. Si Franck Emmanuel Biya porte ses gènes, Fame Ndongo et Evou Mekou doivent leur stature actuelle au chef de l’Etat. Le Pr Jacques Fame Ndongo n’a jamais caché son admiration pour le président Biya, défendant sans vergogne et sans fioritures d’en être la créature la plus affinée. D’ailleurs au sein de l’opinion, il est depuis longtemps étiqueté comme étant le fidèle des fidèles du président, un fervent défenseur du « biyaïsme », dont la loyauté na’ jamais fait défaut. Quant à Evou Mekou, son dévouement à chacun des postes de responsabilités à lui confié par le chef de l’Etat, combiné à son humilité et à sa très grande discrétion, justifient l’estime dont il jouit au sein de la famille présidentielle, et qu’il sait si bien rendre en restant distant des affaires politiques pour lesquelles d’aucuns lui prêtent aujourd’hui des intentions farfelues. Suffisant pour comprendre que ces devinettes, sur fond de noircissement, participent d’un jeu de massacre orchestré à l’encontre de certaines élites de la région du Sud. A quelle fin ? Vraisemblablement pour discréditer les victimes dans la perspective de la fin de règne à l’horizon 2025. Mais qui est donc cette main obscure qui tente de diaboliser des proches reconnus du président dans la région du Sud ? La question est actuellement au centre des investigations qui dévoileront, dans les jours qui viennent, l’identité du véritable candidat à la succession de Paul Biya, qui se cache derrière ces manœuvres haineuses qui enfument l’espace public depuis quelque temps.

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