[Politique] SDF : le pasteur Kennedy Ejacha veut succéder à Fru Ndi

Le militant résidant aux Etats-Unis l’a annoncé sur sa page facebook. Kenedy Ejacha est candidat à la succession de Ni John Fru Ndi à la tête du social democratic front (Sdf). Le pasteur l’a annoncé sur sa page facebook. Loin de l’arène appropriée, mais l’homme est déterminé à briguer la présidence du parti de la balance. A la surprise générale, tant Kenedy Ejacha a quitté le pays il y a longtemps, et n’est pas le plus en vue dans les affaires du parti en ce moment. Lui qui réside aux Etats-Unis depuis et n’a jamais été perçu comme un potentiel remplaçant du chairman à la tête du Sdf. Et pourtant, Kenedy Ejacha croit pouvoir être l’homme du renouveau à la tête de ce parti en proie à une guerre de succession ouverte par la décision annoncée de Ni John Fru Ndi en février dernier, de ne plus se présenter à une élection présidentielle au Cameroun. Et un congrès est annoncé pour 2023, en vue d’élire un nouveau président à la tête du parti. Ce qui est à l’origine d’une guerre âpre entre divers concurrents annoncés ou non. En* première ligne, les députés Joshua Osih et Jean Michel Nintcheu, tous élus du Wouri. Le premier est premier vice-président du parti, et le second président de la province Sdf du Littoral. Le premier, candidat du Sdf à la dernière élection présidentielle, est présenté comme le « protégé » de Ni John Fru Ndi qui avait pesé pour son choix à la présidentielle à laquelle l’homme de Ntarinkon avait décidé de ne pas concourir. Le second est présenté comme le leader de l’aile traditionnelle du parti. Avec comme alliés un certain nombre de cadres du parti plus ou moins attachés à l’opposition radicale d’antan. La rivalité entre les deux est si rude que le secrétaire général du parti, Jean Tsomelou, a dû s’interposer pour imposer la paix. Alors que Joshua Osih venait d’être frappé du 8.2, cet article des statuts du Sdf qui traite de l’auto-exclusion d’un membre coupable d’un acte de nature à l’évincer du parti. L’organe exécutif du Sdf dabs le Littoral accuse Joshua Osih de trahison et de pactiser avec le régime de Yaoundé. Le natif du Ndian balaie d’un revers de la main ces accusations, ainsi que la sanction en question. Entre temps, les deux protagonistes de la crise se déchirent par médias interposés. C’est dans ce contexte que Kenedy Ejacha se pose en conciliateur d’un parti pour le moins divisé, et qui va affronter son destin dans un peu plus d’un an, avec la désignation du successeur du premier président du parti. Engagé depuis 1995 au sein du Sdf, Kenedy Ejacha a gravi les marches du parti, de secrétaire de la cellule de l’arrondissement de Yaoundé 3 à chef de cabinet de Pierre Kwémo, ci-devant vice-président de l’Assemblée nationale, en passant par les fonctions de secrétaire administratif et financier, et secrétaire à l’organisation. S’il n’a jamais été élu, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Kenedy Ejacha a été candidat malheureux à l’élection législative de 2002 dans le Mfoundi, et a connu le même sort aux municipales à la commune de Yaoundé 3 la même année. Des défaites que le Sdf avait placées dans le cadre de la fraude électorale que le parti reproche au régime de Yaoundé. Mais Kenedy Ejacha juge son parcours capable de convaincre les militants du Sdf de lui confier les rênes du parti en 2023. Pour exorciser les vieux démons qui essoufflent le parti qui a suscité l’espoir chez les Camerounais en 1992, avant de perdre ses forces.

Website to visit

Social

  • Mobile Apps