[Politique] RDPC : sanctions fleuve contre les indisciplinés

Paul Biya a rendu publics les résultats de la commission Musonge. Sur les 90 militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) passés devant le Conseil de discipline dès le 24 août dernier, seuls 11 ont pu sauver leurs peaux. Selon la décision signée hier du président national du parti au pouvoir, tous les autres ont été déclarés coupables des faits qui leur étaient reprochés. Et la commission Musonge a eu la main parfois lourde pour frapper les indisciplinés des dernières élections municipales et régionales. Les sanctions prises sont classifiées en quatre catégories : la lettre d’observation assortie du rappel à l’ordre, la déchéance des fonctions et les exclusions,Je blâme. Déjà, les cas plus connus n’ont pas échappé au marteau du Comité central. . Les plus chanceux du lot sont entre autres Grégoire Mba Mba le sénateur du Sud (Kribi), Charles Atangana Manda le délégué du Comité central dans la Mefou et Akono, Jean Marie Abouna le nouveau maire de Yaoundé 1er (qui avait challenge Luc Messi que le Comité central avait désigné pour la mairie de la ville de Yaoundé), Lengue Malapa et Gérémie Solie qui s’étaient rebellé dans la même arène, mais pour la mairie de la ville de Douala, contre Roger Mbassa Ndine que le sommet du parti avait choisi. Tous font partie des 28 militants qui reçoivent des blâmes. Olivier Cramwell ’ Bembel de Bétaré Oya, lui, reçoit une lettre d’observation assortie d’un rappel à l’ordre. Urbain Ayissi Zomo, un esprit qui s’est montré un peu trop libre lors de ces élections à Monatélé, est déchu de ses fonctions (de président de section). Il est également seul dans « sa catégorie de sanction. Pour le reste, le marteau a été sollicité via la formule des exclusions. Elles sont de divers degrés. Une exclusion de six mois est décidée contre Céline Ngono Mbarga de Ngoumou. Dans les exclusions de douze mois, treize militants de divers niveaux sont touchés. Parmi eux, le journaliste Alex Mimbang le nouveau maire de Nguélémendouka et Patrice Amba Salla l’ancien ministre des Travaux publics qui a essayé en vain de retrouver le fauteuil du maire d’Ayos qu’il avait déjà occupé il y a plusieurs années. Dans la liste des dix-huit mois d’exclusion, on retrouve Guy Emmanuel Sabikanda, le maire de la ville de Kribi parmi les cinq personnes sanctionnées. Cinq autres écopent de 24 mois d’exclusion. Moins lourd que les ’36 mois que passeront 24 militants de divers niveaux de responsabilités. Parmi eux, 21 viennent d’Efig Mfomo dans le département de la Lékié. Deux viennent de Monatélé il s’agit d’André Tsala Messi, l’ancien maire qui, après avoir consenti (enfin) à céder le fauteuil de maire qu’il a occupé de longues années durant, a tenté de revenir par la petite porte, $lors que le parti avait déjà jeté son-dévolu sur un autre. Bonaventure Eloi-Bidoung, premier adjoint au maire de Yaoundé 6 complète la liste. Lui qui avau voulu déjouer les plans du sommet du parti en se présentant à la mairie de la ville de Yaoundé. Mettant en difficulté la quiétude du comité central qui croyait avoir réparti; les cartes à l’avance. La guillotine a définitivement tranché la tête de Franck Hubert Ateba. L’homme qui venait de prendre la carte du parti des flammes, repart avant d’avoir bouclé deux années. Le transfuge du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Meet poursuivra à jouer les pigeons voyageurs comme avant le Mrc. Toutes ces personnes reconnues coupables par la commission que préside théoriquement Paul Biya lui-même,, peuvent déjà oublier les élections régionales à venir. Si l’on s’en tient aux antécédents, notamment à 2013 lorsque le comité ad hoc avait été activé pour la première fois après les municipales et les législatives, les militants frappés par ce conseil seront purement et simplement écartés de la course par la commission des investitures du parti.

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