[Politique] Performances : les politiciens du privé enfoncent le gouvernement

La présence des personnalités non-fonctionnaires au sein de l’équipe Dion Ngute relance le débat sur l’efficacité du travail gouvernemental gangrène par la malgouvernance. La culture du rendement manque le moins. Les camerounais ont encore en souvenir, la profession de foi d’un candidat à la présidentielle d’Octobre 2018 qui se proposait de dissoudre l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) s’il était élu. Cette proposition se fondait sur la controverse qui alimente l’opinion sur la propension des diplômes des grands corps de l’Etat aux détournements des deniers publics. Les diplômés de l’école nationale d’administration et de la magistrature sont régulièrement épinglés dans « les fautes de gestion, la concussion, les délits d’initiés et autres actes de prédation de la fortune publique ». En plus, les gestionnaires de crédits détenteurs du matricule solde de l’Etat également, trempés dans plusieurs malversations financières, triste situation décriée par plusieurs acteurs et bien récupérée par les politiciens qui ont toujours pointé un doigt accusateur sur les fonctionnaires, considérés comme les fossoyeurs de la République. Bien réceptif à la critique, le chef de l’Etat a eu la courageuse idée d’associer les camerounais issus du secteur privé et de certaines professions libérales à la gestion des affaires publiques. Maître Douala Moutome fil une présence remarquable au gouvernement pendant les années de braises. Les camerounais en sont à se demander aujourd’hui de l’apport au gouvernement d’Alamine Ousmane Mey, Celestine Ketcha Courtes, Jean Ernest Massena Ngallé Bibehè, Paul Atanga Nji, Grégoire Owona, Issa Tchirom?., Madeleine Tchuinte, Euh Gallistus Gentry ? Si la rigueur managériale héritée du secteur financier qui l’employait fut saluée au ministère de Finances, plusieurs observateurs ont vite déchanté dans le milieu bancaire où les transactions ma-f.’èus ?s ont prospéré pendant le séjour de Landen Dg d’Afriland First Bank Minfi. Une opinion véhicule d’ailleurs l’idée : ! A laquelle l’actuel Mine-pat s’engraisserait sur les nombreux programmes qui y sont implémenté son Sg mènerait d’ailleurs un train de vie pr er. Info ou intox ! L’histoire rendra son verdit. Au ministère du travail et de la sécurité .. beaucoup avaient misé sur l’entrée en scène du politicien futé Grégoire Owona, opérateur économique, fin connaisseur des réalités du monde du travail. Malheureusement plusieurs couacs jonchent les relations professionnelles au Cameroun. Employeurs et employés sont toujours à couteaux tirés, le Capitalisme sauvage s’enracine, la législation en vigueur est bafouée. Pis, les expatriés narguent les nationaux sous la barbe du gouvernement. Les Chinois par exemple refusent d’employer les nationaux. Or les camerounais avaient crû que la politique sociale du président Paul Biya sera enfin appliquée par l’apparatchik désormais aux affaires après d’incessantes rhétoriques de l’historien Robert Nkili. Le travailleur camerounais broie indéfinitivement du noir. La grande curiosité est celle qui a cours dans le secteur du transport ou l’on a de la peine à croire qu’un acteur ayant pignon sur rue est aux commandes. Jean Ernest Massena Ngalé Bibehè semble perdu ; tellement la malgouvernance excelle. Le transport urbain est gangrené. A quelques mois des grands évènements sportifs aucun site ne dispose de transport de masse fiable, les taxis sont mal entretenus sans aucune initiative du boss de transport, plus préoccupé aux querelles de chiffonniers. Le label ferroviaire et aérien national sombre dans la léthargie. Pourtant le secteur privé a souvent traîné la réputation du rendement, d’où vient-il que la navigation à vue soit au rendez-vous dans ce secteur du transport piloté par un investissent prospère? Le Cameroun n’ayant cessé d’étonner ses fils que l’on s’habitue déjà des sorties ratées de Mme la ministre de l’habitat et du développement Urbain Celestine Ketcha Courtès qui avait gavé les citoyens de promesses lors de sa cooptation à la mangeoire nationale le 04 janvier 2019. Les citadins attendent désespérément les réalisations urbaines… Une grande poche d’inertie s’observe aussi dans le domaine de la recherche où la pharmacienne Madeleine Tchuinte surfe avec le saupoudrage, comme celui qui se trame actuellement avec la pandémie du « Covid-19 ». La production de la chloroquine et de l’arythromicine ne saurait en refléter la vitalité de la recherche camerounaise pour qui connait les nombreux projets des chercheurs dans les tiroirs pour défaut de financement. Les ressources fléchées au Minresi prennent des directions que seule connait madame le ministre de la Recherche. Irad, Irgm, Mipromalo et autres ne sont que l’ombre d’eux-mêmes. Le seul zeste d’efficience de la légion privée du gouvernement vient du Minai où Paul Atanga Nji se débrouille à rendre visible l’autorité de l’Etat dans un contexte vicié où la crise anglophone dilue la débauche d’énergie de l’ancien banquier et prestataire bien recyclé en politique. Il confondrait davantage ses détracteurs s’il dépouillait la préfectorale de la kyrielle de retraités qui perpétuent les abus hélas. L’administration est un facilitateur mais non un goulot d’étranglement, c’est ce que doivent intégrer les chefs de terre. Le cheminot Issa Tchiroma poursuit son bavardage habituel dans un segment politique où les actions sont éminemment attendues. Les jeunes camerounais manquent d’emploi puisque malformés au moment où l’allié de Paul Biya annonce des lendemains qui chantent. La formation professionnelle demeure embryonnaire au Cameroun, en dépit du potentiel productif existant. Les industries boudent la main d’œuvre locale malgré les incitations fiscales alléchantes du code des investissements, Tchiroma ne se préoccupe guerre de la formation par alternance qui devrait contribuer à réduire le chômage et le sous-emploi. Une lueur d’espoir provient cependant de la deuxième division privée où la présence de Fuh Gallistus Gentry est remarquable au ministère de l’industrie des ruines et du développement technologique. Les habitués de ce département ministériel sont unanimes des avis de ce collaborateur souvent muselé par les titulaires du poste. Les ministres successifs devraient s’abreuver à la source des conseils judicieux. Initiative louable qu’attend-aussi Jean De Dieu Momo qui n’est pas inutile aux côtes du baron Laurent Esso très craint par les justiciables. Les ministre^ doivent être au service des populations, la contre performance est dont la chose la mieux partagée par les politiques publiques et privés. La mauvaise passe dans laquelle se trouve le Cameroun n’est dont pas une affaire de fonctioinnaire mais de tous ses fils qui adorent le chic et le choc

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