[Politique] Parc de la Mefou : le Bir défie le préfet

Sur place, les sources annoncent que les recommandations de l’administrateur civil sont ignorées par ce corps d’élite de l’armée camerounaise. Au Parc de Mefou, logé dans le département de Mfou, région du Centre Cameroun, les recommandations du préfet sont royalement ignorées par le Bataillon d’intervention rapide (BIR), un corps d’élite de l’Armée camerounaise. En effet, le BIR a élu domicile dans ce parc comme agent de sécurité, une mission qui ne lui est pas du tout reconnue. Dans cette foulée, des sources signalent que plusieurs villageois « sont toujours torturés, intimidés et interdits d’accès dans leurs plantations, ceci au mépris des recommandations du Préfet qui a prescrit dernièrement la paix et la pédales douce, en attendant qu’il solutionne définitivement ce dossier », indique notre source. « Le BIR qui vient de prendre tout une famille en otage, leur demande de faire venir le Préfet où de Présenter une note du Préfet, pour libérer la famille en question. Ils sont toujours détenus dans le parc à l’heure actuelle », écrit le journal 237Actu. Le BIR « Parmi les otages détenus à l’heure où on vous parle, il y a les neveux de la famille Amougou, un riverain situé en plein cœur du Parc de la Mefou. Cécile 26 ans, Rivane 12 ans, Mésange 11 ans, Arnaud 11 ans et Etoundi 8 ans. Ils se rendaient au champ ce matin vers 10h en compagnie de Dame Eyenga âgée de 30 ans et qui a laissé un bébé de 03 mois à la maison, pour chercher de quoi manger dans son champ. Ils ont leurs cultures dans leurs champs, des cultures qui constituent leur ration quotidienne », indique un témoin. « Subitement, ils sont interceptés par les éléments du Bataillon d’Intervention Rapide armés jusqu’aux dents, qui leur font passer à l’interrogatoire. Les enfants vont répondre qu’ils vont dans leur champ chercher de quoi manger ce jour. Le BIR leur demandera au nom de quoi ils osent encore franchir ces espaces. Ils répondront que le Préfet de Mfou, à l’issue d’une réunion à laquelle toutes les parties prenantes avaient pris part, avait recommandé aux uns et aux autres de mettre la pédales douce, d’éviter quelque incident que ce soit et de retourner vivre en paix, de vaquer chacun à ses occupations en attendant que ce problème soit définitivement réglé », poursuit le journal. Chef de l’État « Le BIR va leur demander la note administrative où le Préfet autorisait les familles riveraines de retourner au champ. N’étant pas capables de présenter la note du Préfet et au mépris des instructions verbales de l’autorité Administrative, le BIR va mettre ces enfants avec leur mère en garde à vue dans le parc et menacera d’appeler la gendarmerie nationale pour venir les récupérer et les incarcérer, si le Préfet lui-même ne descend immédiatement pas au Parc. Une action nauséeuse et nauséabonde qui est interprétée par l’opinion publique comme un défi et un outrage à l’autorité administrative, représentant permanent du Chef de l’État », conclut le journal.

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