[Politique] MRC : ‹‹ le parti court vers sa chute ››

Un haut cadre du Mouvement pour la renaissance du Cameroun ( Mrc) sous anonymat se confie à notre rédaction sur la mauvaise ambiance qui règne à l’intérieur du parti de Maurice Kamto. Le visage pâle, la gorge presque nouée c’est avec désolation voire le regret que le cadre du Mrc dénonce les frustrations subies par de nombreux militants au sein de la formation politique que dirige Maurice Kamto le principal leader de l’opposition camerounaise. Tout n’est pas rose au sein du Mrc bien que l’on constate des actions de propagande faites par les dirigeants de cette formation politique en l’occurrence Maurice Kamto et son premier vice-président Madamou Mota exhibés à leur tour depuis la libération du second de la prison centrale de Kondengui. « On ne tient cas compte de l’opinion des militants qui donnent leurs arguments sur un débat posé sur la table. Je me demande bien pourquoi est-ce qu’on Consulte les gens pour avoir leurs avis et qu’à la fin aucune considération n’est faite par rapport à leurs propositions. On décide de tout et le plus souvent sans qu’il n’y ait aucune information sur la décision prise par le directoire du parti. Le parti court vers sa chute et le combat risque de s’effriter puisque le chemin est encore long surtout que les dirigeants ne cessent de montrer un grand zèle de suffisance ». L’esprit de la révolte contre la hiérarchie du Mrc et davantage entretenu par des militants marginalisés puis frustrés a pour preuve les cas de démission et d’exclusion observées chez deux cadres du Mrc désormais hors du navire depuis ce mois courant. Martin Ambang ne pouvant plus supporter la forte concentration du pouvoir entre les mains de Maurice Kamto et les prérogatives ajoutées à ses charges à lui même fait le choix de quitter le Mrc non pas sans critiquer sévèrement la gestion de son ancien parti. Un autre coup ayant pour épilogue la réduction de l’effectif du Mrc touche Auréole Tchoumi du secrétariat national à la communication du Mrc radié du groupe pour ce qui paraît une indiscipline à répétition. La victime s’est surprise d’accueillir la mauvaise nouvelle de son exclusion par des voies autres que celles de son parti. Il en a promis une dénonciation farouche contre le Mrc. Autant de faits quasi surréalistes que traverse le parti sorti deuxième à l’élection présidentielle d’Octobre 2018. « Les militants n’ont pas leurs mots à dire. Ils sont obligés de subir les orientations des dirigeants du parti peu importe quelles soient bonnes ou mauvaises. Je trouve cette méthode absurde et contre-productive pour un parti politique qui se veut sérieux ». S’insurge notre source dans cet ordre d’idée qui selon lui « fera perdre au Mrc l’essentiel de ses adhérents. Nous perdons progressivement le combat sur le terrain. Nous avons proposé une nouvelle stratégie pour faire face au régime de Yaoundé. Il suffisait de retracer notre trajectoire politique, d’écarter les démarches anciennes n’ayant rien servies au parti et de susciter la réforme. Tout cela a été balayé du revers, de la main et aujourd’hui nous stagnons sur les sentiers de l’immobilisme. C’est dommage pour le Mrc et pour tous ceux qui croyaient à une renaissance proprement dite ». La vexation de l’homme rejoint celle de plusieurs militants du Mrc qui auparavant ‘dynamiques et volontaires échappent actuellement à la politesse face à des dirigeants de section et de sous- sections d’ores et déjà témoins de l’éloignement des uns et des autres.de la démarche de Maurice Kamto en perte de vitesse. La source fait d’ailleurs allusion « à la perte de l’aura du Mrc avant 2025 » année de toutes les grandes batailles politiques.

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