[Politique] Locales 2020: Douala 2e entre bilan clair et perspectives obscures

Si la cheffe de l’exécutif sortant égrène avec aisance les réalisations entre 2007 et 2013, Denise Fampou reste en revanche peu diserte sur les actions à venir. Sur les actions menées depuis 2007 -année au cours de laquelle Denise Fampou a pris l’exécutif de la mairie de Douala 2e et 2013 – son deuxième mandat-, la cheffe de l’exécutif sortante n’est pas avare en déclarations. Le RDPC, souligne-t-elle, a une « avancée » sur les autres partis dans cette commune car c’est une cité qui a bénéficié de tous les bienfaits du Renouveau. « Nous avons aujourd’hui tout ce qui n’existait pas, la voirie urbaine a été refaite, des pavés sont partout, les drains ont été aménagés, ce qui fait qu’à Douala 2e on parle difficilement d’inondations. Nous ne sommes là que pour exécuter ce que le gouvernement a prévu pour nous en dehors de nos propres projets », indique-t-elle. Les réalisations, elles, semblent être nombreuses. Le cercle municipal rentre dans le cadre des réalisations. Dans les tout prochains jours, c’est-à-dire avant le double scrutin du 9 février, la maison de la jeune fille pourrait être inaugurée. « Nous avons dans le cadre scolaire réhabilité plus d’une trentaine de salles de classe, construit au moins 20 salles de classe dans notre commune, depuis 5 ans nous avons doté ces établissements des points d’eau afin de lutter contre les maladies hybrides. Nous avons mis un accent sur la salubrité en organisant depuis neuf années successives le concours du quartier le plus citoyen, 12 éditions de l’excellence scolaire où 26 000 jeunes ont été primés, nous avons l’arbre de Noël en faveur des tout-petits, nous avons mis des personnes âgées au cœur de notre préoccupation en organisant des journées de dépistage des maladies telles que la tension artérielle, le diabète. Et lorsqu’elles ont été détectées positives, nous leur avons administré des soins appropriés », liste cette avocate dont le père a dirigé la commune de Douala 2e de 1987 à 1996. Le troisième mandat sollicité annonce sans doute de nombreux projets. Denise Fampou ne les a pas évoqués le 24 janvier lors du lancement de la campagne électorale. Lorsque nous mettions sous presse, ùn détour a été fait sur son site internet élaboré pour la circonstance (www.denisefampou.com). Constat, celui-ci reste inachevé et dépourvu. Juste « appelez-moi Denise bientôt… » Malgré cela, l’équipe en campagne a ses stratégies et son langage réservé aux initiés. « La solidarité, la camaraderie, la fraternité. Nous sommes candidats dans une liste dirigée par une seule personne. Nous travaillons tous ensemble. Les jeunes ont plus de mobilité. Le premier travail des jeunes c’est de lutter contre le boycott. Il y a certains partis et d’autres-là qui ne souhaitent pas qu’il y ait élection le 9. Notre premier combat, c’est de lutter contre ces faux messages. La deuxième chose, c’est la veille politique, nous sommes des espions. Les 41 qui sont sur cette liste vont mouiller le maillot. Politique na njangui (la politique, c’est comme une réunion de cotisation financière, Ndlr). On s’est compris », déclare Charles Elie Zang Zang, la figure du RDPC pour les jeunes à Douala 2e.

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