[Politique ]les chefs traditionnels du moungo organisent une marche contre les allogènes

Elle est projetée pour le 12 septembre prochain devant les services du Préfet du Moungo à Nkongsamba, pour contester l’érection dans leurs villes et villages des chefs allogènes en qualité de chefs de 3ème degré dans la perspective de la préparation des élections régionales. Une digression avant le vif du sujet est la question de savoir si cette marche aura lieu, quand on sait que les autorités administratives délivrent l’autorisation de manifester, à la tête du client. Toujours est-il que les chefs traditionnels de 3ème degré du département du Moungo, occupé de nos jours à plus de 90% par les allochtones, exigent que les pouvoirs publics que ceux-ci soient exclus du jeu démocratique, et de la gouvernance. Ils n’y vont pas du dos de la cuillère pour s’exprimer et affirment sans ambages que « Les chefs dont parle l’article 31 de la loi de 77/245 sur l’organisation des Chefferies traditionnelles ne peuvent pas être des chefs traditionnels sur le territoire d’un chef traditionnel ; les chefs de quartier, de bloc et de zone ne doivent pas faire partie du corps électoral pour les sénatoriales et les régionales ; La région du littoral mérite un statut spécial garantissant des droits et des privilèges aux autochtones.» Ce communiqué qui sonne comme une fatwa islamique appelle « tous les enfants Sawa depuis les arrondissements de San’nzo et Kékem, ceux du département du Moungo et le reste de toute la Région du Littoral jusqu’à celles du Sud-ouest et du Sud Cameroun à se déporter massivement à Nkongsamba le samedi 12 Septembre 2020 soutenir les représentants de notre autorité traditionnelle dans leur vaillante et valeureuse démarche. » En s’appuyant sur un exemple concret, ceci veut tout simplement dire que le chef du quartier 5 Haoussa de Nkongsamba, l’un des quartiers les plus dense de la ville, mais ou les autochtones se comptent au bout des doigts d’une seule main, ne pourra pas aspirer à représenter et défendre l’intérêt de la communauté Haoussa et des musulmans dans au sein du conseil régional. Idem pour la riche communauté Bamiléké. Entre temps l’autochtone par la force des choses, même s’il n’a aucun intérêt économique sociale patrimonial (puisqu’ayant dilapidé tous ses biens), même s’il est déséquilibré psychiquement, sera porter au sein du conseil régional, au seul nom de l’autochtonie. De facto les soient disant autochtones refusent la démocratie parce qu’ils n’ont aucune compétence à faire valoir dans le champ de la démocratie. Pour la gouverne des uns et des autres, Nkongsamba jadis 3ème ville du Cameroun a commencé sa chute libre, avec l’avènement des Délégués du Gouvernement qui avait toujours à sa tête des personnalités qui n’avaient aucun intérêt à défendre, mais qui étaient nommé. Quoi qu’il en soit, avec cet esprit au relent de tribaliste et de repli identitaire qui vont crescendo, le pire est à craindre pour ce pays.

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