[Politique]les chefs d'État de la cemac victimes d'une cabale

La Commission de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale est agité depuis quelques jours. Tout est parti d’une publication dans les réseaux sociaux. Un tract anonyme attribué à un collectif du personnel de la Commission de la CEMAC a fait l’objet d’un débat. Le pamphlet accuse le gabonais Daniel Ona Ondo, président de la Commission, de népotisme et de mauvaise gestion. La CEMAC s’est décidée à sortir de son silence. À travers son porte parole, elle dénonce un coup contre les dirigeants de l’organisation sous régionale de l’Afrique centrale.« S’agissant du népotisme dont on accuse le Président actuel de la Commission de la CEMAC, il est connu de tous que les Commissaires comme de nombreux autres fonctionnaires dans les Gouvernements précédents, ont fait recruter, enfants, copines, amis sans que cela choque qui que ce soit. Y aurait-il en espèce une amnésie sélective sur les dysfonctionnements et dérives bien connues dans cette Institution ? » s’interroge Dr. Jeannot GOUGA III Jeannot Christophe, porte-parole des cadres de la CEMAC.En réaction, des cadres de l’organe chargé de gérer au quotidien la CEMAC, ont publié ce vendredi 22 novembre 2019, un démenti dont le texte est joint qui dénonce un acte médisant et isolé au sein du personnel de la Commission, en marge du sommet extraordinaire des chefs d’État qui se tient justement ce 22 novembre à Yaoundé. « Les fondamentaux de la Commission de la CEMAC sont robustes. Sous la direction du Dr GOUGA III Jeannot Christophe, Conseiller économique, les cadres de la Commission répondent au tract qui est devenu viral sur les réseaux sociaux, avec l’objectif d’annihiler le Conseil des Ministres de l’UEAC.Alors que les populations attendent du Sommet Extraordinaire annoncé des Chefs de la CEMAC, annoncé à Yaoundé ce 22 novembre, des solutions aux problèmes qui minent le développement de la Communauté, qu’est-ce qu’on leur sert ? Un torrent de boue sur la gouvernance à la Commission de la CEMAC. Les questions sur la libre circulation, l’amélioration des échanges entre ces pays, la structuration institutionnelle de la CEMAC, les réformes économiques pour lutter contre la pauvreté, les voies à prendre pour approfondir l’intégration régionale, rien de tout cela n’occupe depuis ces derniers jours et comme par hasard à la veille du Sommet des Chefs d’Etat, les colonnes de médias à sensation ou à gages dans notre espace communautaire. Ces problèmes de gouvernance mettent-ils en péril l’atteinte des objectifs des missions confiées au Gouvernement de la Commission ? Ces faits dénoncés relèvent-ils du pénal ? Les instances de gouvernance de la Communauté ont-elles été mandatées pour conduire des audits organisationnels ou financiers de la Commission ? A notre connaissance non. Curieux qu’à l’heure où la Commission redevient visible sur le plan international, reprend des couleurs suite à la fin de l’errance, que l’on active les Etats ou réseaux pour consacrer leur énergie à traiter des affaires qui relèvent de la gestion interne d’une Institution.

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