[Politique] ‹‹ Le RDPC et Paul Biya ne sont pas compris par certains camerounais ››

Député de la Mifi, au centre d’un projet de soutien des jeunes à l’initiative locale, l’honorable Flobert Tsingang s’exprime au sujet de ce projet qui implique les collectivités territoriales décentralisées. L’élu de la nation aborde son bilan, six mois après avoir porté l’écharpe. De même que Le Messager interroge l’honorable Flobert Tsingang sur son projet social et les attentes des populations de la Mifi. Accusé d’être «très proche» des partis de l’opposition, l’honorable reprécise sa pensée sur les relations entre les organisations sociales et politiques dans un pays démocratique. Aussi donne-t-il le sens de sa contribution dans la gestion de la crise anglophone et son rôle dans l’intendance du flux migratoire issu des régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest. Des jeunes porteurs de startups ont reçu des appuis au cours d’une cérémonie présidée par le ministère des petites et moyennes entreprises. Qu’est-ce qui explique cette initiative ? Il s’agit de contribuer à la lutte contre le chômage. C’est une option qui me semble être la solution aux crises sociale, économique, sécuritaire et autres qui semblent faire débat dans notre pays, en ce moment. Quels sont les critères qui ont présidés au choix des récipiendaires ? La sélection des jeunes s’est faite à partir des propositions de la délégation départementale des Petites et moyennes entreprises, du Cefer de Bafoussam, et du Conseil national de la jeunesse de la Mifi. Les deux députés de la Mifi sont descendus sur le terrain avec des responsables pour témoigner de l’effectivité des petites et moyennes entreprises ainsi que les candidats en lice. Au final, une quinzaine sur la quarantaine proposée au départ a été retenue. Six mois après avoir abhorré l’écharpe de député, quel bilan à mi-parcours ? Nous ne sommes pas encore à l’heure du bilan, toutefois je peux dire que ma collègue Député et moi avions à la veille de la rentrée scolaire effectué une tournée de compte rendu parlementaire dans les 3 arrondissements du Département de la Mifi. Nous avons à cette occasion présenté quelques lois adoptées lors de la dernière session parlementaire et avons également remercié nos électeurs et offert des fournitures académiques à près de 1000 jeunes orphelins, handicapés et indigents du Département de la Mifi. Les 26 et 27 Octobre dernier, nous avons organisé : » Le Salon Entreprenariat Territorialisé et Auto-Emploi qui était rendu à sa première édition et dont le Département de la Mifi a eu l’insigne honneur d’abriter et d’être honoré par les présences forts remarquées du Ministre des Petites et Moyennes entreprises de l’économie sociale et de l’artisanat, du coordonnateur du Réseau des parlementaires pour la promotion de l’entre-preneuriat privé, et des Maires entre autres. De nombreux projets sont à venir. Parlementaire issu d’une zone à forte prédominance agricole et avicole, quelle est la réponse du député Tsingang face aux attentes des populations et producteurs de la Mifi? Le parlementaire que je suis n’agit pas en dehors des règles prescrites par le dispositif. Pour accompagner les populations, il faut qu’il y ait une demande. Autant je reste dans le projet que j’ai présenté aux populations de la Mifi, de même je reste à l’écoute de leurs urgences. Au sujet des programmes en phase, ceux des récipiendaires ont reçu, chacun, 1 million 500 mille Francs Cfa. Nous appuyons aussi sur des centres qui forment au montage et au suivi des projets pour identifier ceux des récipiendaires qui bénéficient des appuis de l’Etat. C’est l’occasion de dire que le département de la Mifi a un fort potentiel en termes de créativité. Il reste que les initiateurs de projets agro-pastoraux portent à notre connaissance leurs œuvres. Au déterminant, nos objectifs sont de promouvoir l’auto-suffisance alimentaire et l’abolition des besoins minimaux des populations du département de la Mifi. Vous vous en doutez qu’il s’agit de contribuer à l’avènement de l’émergence du Cameroun, tel que promu par le président de la République, Son Excellence Paul Biya qui n’est jamais sorti du rôle qu’il incarne. Le département de la Mifi connaît un important flux de réfugiés issus des régions en crise de Noso. Comment le député de la Mifi gère la crise sécuritaire ? Comme tous les camerounais, cette crise impacte sur ma personne. Je suis député de la nation. Mes camarades et moi, en tout cas, ce qui nous concerne au Rdpc c’est d’inviter nos concitoyens à prendre en compte le fait que nous devons trouver des solutions à nos problèmes. Dieu seul sait que beaucoup des problèmes qui sont posées sont d’ordres essentiellement virtuels. Certains de nos problèmes ne résultent pas de notre vécu et de nos aspirations à tous. Nous devons, nous du Nord-Ouest et du Sud-ouest, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud contribuer à l’édification d’une nation forte, démocratique et prospère. Notre salut vient de là. Le contraire consiste à penser que certains sont d’ailleurs. Dans ce cas, qu’ils laissent les camerounais résoudre leurs problèmes. Des rumeurs courent au sujet de votre proximité avec des partis politiques de l’opposition… Le département de la Mifi, comme toutes les localités du Cameroun, je pense est constitué d’une population cosmopolite. Il s’agit de personnes qui sont parfois nourris à des sons qui sortent de l’aspiration populaire générale. Je suis camerounais, je le sais. Je suis un inconditionnel du Rdpc et, le processus conduit par le président de la République ne me semble pas compris par tous. En ma qualité et ma conviction, j’invite ceux des camerounais qui ne comprennent pas encore à s’imprégner de cette réalité. Pour ma part, je travaille pour que les populations de la Mifi comprennent le bien fondé de la démarche conduite par le président de la République. Son Excellence le président de la République est déployé sur le terrain, au bénéfice des populations qui m’ont donné un mandat pour porter cette politique.

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