[politique]la sécurité et la protection du personnel renforcées à la commune de Dschang

« Aujourd’hui nous sommes contents d’avoir mis à leur disposition des casques, des tenues, des bottes, des gants, des masques… tout cela concourt à leur sécurité parce que manipuler des déchets, c’est s’exposer de temps en temps à des risques de maladies pouvant provenir d’un certain nombre de choses qu’on touche » : Jacquis KEMLEU TCHABGOU est le maire de la Commune de Dschang. Ils sont éboueurs (14), précollecteurs (09), composteurs (56), chauffeurs (05), gardiens (04). Ils s’occupent de l’assainissement quotidien de la ville de Dschang, sous l’encadrement de l’agence municipale de gestion des déchets (AMGED). La question de durabilité ne concerne pas uniquement l’environnement, elle intègre les acteurs qui participent à l’assainissement. Ces hommes et femmes –ils sont 88 au total- ont reçu jeudi 18 février 2021, des mains du maire de Dschang, Jacquis KEMLEU TCHABGOU assisté par le directeur de l’AMGED, Barthélémy NDONGSON LEKANE, des équipements de protection individuelle. MBAFOU Kévin est un conducteur d’engin. Nous présente l’équipement reçu dont il ne cache pas l’importance pour eux qui sont au quotidien avec les ordures : « cet équipement est indispensable pour nous. Parce que nous sommes au contact quotidien avec les ordures, des bouteilles, des clous et autres. Alors cet équipement est très important. Pour cela je dis merci à monsieur le maire qui nous a permis d’être un peu plus en sécurité. » La distribution de l’équipement de protection au personnel en service à l’AMGED obéit à un calendrier bien précis. Mais le caractère solennel de l’acte permet de créer la cohésion entre l’exécutif municipal et le personnel à tous les échelons. Barthélémy NDONGSON LEKANE explique, « dans la chaine de production des déchets, les équipements de protection font partie d’une exigence première. Lorsqu’un ouvrier qui est en contact permanent avec les déchets n’est pas protégé, sa santé est exposée aux aléas. Et cela a forcément des répercussions sur la qualité de travail, ainsi que les résultats attendus. Il faut quand même savoir que notre projet est inscrit dans un développement propre. Cette année nous avons mis un accent sur la qualité du matériel durable dont le port sera plus aisé », a-t-il expliqué à Sinotables. Dans tous les cas, la gestion des déchets et l’assainissement sont au cœur de la politique de la mandature des défis. Il s’agit de construire méthodiquement et surement la fonction de Dschang ville durable. Jacquis KEMLEU TCHABGOU ne fait pas la fine bouche lorsqu’il parle du personnel au service des déchets. Ceux-là qu’il a baptisés soldats des ordures.« Ce qui fait la fierté de notre ville, c’est la capacité de l’AMGED à implémenter notre nouveau schéma directeur de collecte des déchets, c’est-à-dire sa capacité à travailler dans le sens de l’assainissement de la ville. Ces personnels qui ont reçu leurs épis sont notre fierté. Parce que ce sont eux qui rendent cette ville propre, ce sont eux qui font savoir aux yeux du monde que Dschang a la capacité de produire des engrais biologiques qui sont nécessaires à la santé humaine ». En fait Dschang a fait de ses déchets une richesse dont la convoitise dépasse les frontières du département de la Menoua. De même que son expertise est sollicitée au-delà du Cameroun. Jacquis KEMLEU TCHABGOU explique : « il est clair aujourd’hui que l’agriculture biologique va gouverner le monde. Chacun parmi nous veut se rassurer que ce qu’il mange est bio. Nous le disons tout le temps et cela est une réalité. Cette réalité n’est possible que parce que ce personnel qui travaillent dans la chaine de l’assainissement de la ville de Dschang ont fait preuve d’efficacité sans avoir au préalable été dotés de tout ce dont ils avaient besoin.»

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