[Politique ]l'ancien DG de sosucam tente d'imposer son fils à la tête de la chefferie de Ngompem

C’est du moins l’accusation portée par les enfants du défunt chef. Ils en appellent à l’intervention du président de la République tout en pointant le rôle trouble du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Lire l’intégralité de la lettre des enfants de feu sa majesté Gervais Yinda. A SON EXCELLENCE PAUL BIYA Président de la République, République du Cameroun Yaoundé Ngompem, ce 8 Aout 2020 Objet : Dénonciation du détournement de la succession à la Chefferie Excellence, Nous les enfants du défunt Chef Traditionnel de Ngompem, Sa Majesté Gervais Yinda, décédé le 25 mars 2020 à Douala, solidaires de l’immense majorité des 5200 ressortissants de Ngompem au village, sur le territoire national et résidents à l’étranger, sollicitons publiquement votre intervention expresse pour faire cesser une forfaiture qui est en train de se préparer sous la houlette de Monsieur ATANGA NJI, le Ministre de l’Administration territoriale, à la demande de notre oncle Monsieur Louis Yinda qui n’en est pas à son premier forfait dans ce village. En effet, alors que les obsèques officielles n’ont pas encore eu lieu, celles-ci ayant été fixées au 17 octobre 2020 par la Famille du défunt contre la volonté de Sieur Louis Yinda qui a tenté en vain de les instrumentaliser à dessein, alors que la vacance à la tête de le chefferie de Ngompem n’est même pas encore déclarée, au sens de l’article 9 du Décret n°77/245 du 15 juillet 1977 portant l’organisation des chefferies traditionnelles, Monsieur le Sous-préfet de Pouma, agissant semble-t-il sur ordre expresse et direct de son Ministre de tutelle, a décidé depuis ce matin 07 Août 2020 de procéder manu militari à la désignation du nouveau Chef traditionnel de Ngompem. Le 12 Août 2020, l’objectif à peine dissimulé est d’imposer Monsieur Wilfried Yinda, fils de Monsieur Louis Yinda, après un simulacre de consultation publique avec la complicité de quelques notables non représentatifs, préalablement choisis et grassement payés pour la cause. Il faut bien prendre la mesure du fait que, si elle est menée comme telle, cette procédure de désignation sera entachée d’irrégularités en raison du non-respect des formes de procédure prescrites par la loi, parce qu’elle bafoue de manière flagrante le décret cité, en particulier l’article 8 qui énonce clairement ce qui est la règle en matière de succession : « les chefs traditionnels sont, en principe, choisis au sein des familles appelées à exercer coutumièrement le commandement traditionnel. » Par des interprétations abusives, tous les imposteurs ont pris la triste habitude de faire du forcing en faisant croire que n’importe 2 qui peut être candidat à la succession dans une chefferie de 3ème degré. Or ce que disent les textes, de nombreux cas de jurisprudence, l’histoire particulière de la succession dans chaque famille ainsi que ses propres us et coutumes est d’une clarté incontestable dans l’histoire de la Chefferie traditionnelle à Ngompem et de manière générale dans le Pays Bassa : le successeur est issu de la lignée directe du Chef défunt, choisi parmi ses enfants, sauf si le candidat désigné et les candidats potentiels ne disposent pas des facultés mentales requises pour exercer la fonction ou y renoncent explicitement. Outrée par ces méthodes de gangster, l’Association des Chefs traditionnels de Pouma a pris la peine de mettre le Sous-préfet en garde, via une correspondance officielle, lors des réunions publiques et de vive voix, l’enjoignant de ne pas céder aux sirènes de la corruption, du trafic d’influence, et surtout de respecter la loi ainsi que les us et coutumes en matière de succession à la chefferie dans la région.

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