[Politique] Kyé-ossi : scène de tribalisme devant Mbombo Njoya

Lors d’un meeting du Rdpc auquel prenait part le sultan des Bamoun, lundi dernier, Jacques Fame Ndongo et le chef du canton Ntoumou-sud se sont étripés au sujet de la participation des allogènes à la vie politique locale. L’humiliation a atteint le comble du ridicule dans les rangs du Rdpc lundi dernier à Kyé-ossi. Le grand meeting de campagne organisé dans cette cité fortement convoitée par l’opposition, a débouché sur une joute verbale entre le ministre Jacques Fame Ndongo, président de la commission régionale de campagne du Rdpc pour la région du Sud, et le chef du canton Ntoumou-Sud, Pety Messa. En présence du sultan roi des Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya, le chef traditionnel n’est pas allé du dos de là cuillère, pour dénoncer la présence des ressortissants du Noun dans la région des trois frontières. « Vivre ensemble ne veut pas dire envahir. Je t’accueille chez moine veut pas dire prends tout », lâchera le chef pour qui, Kyé-ossi ne saurait être l’extension d’une autre localité du Cameroun. Et pour enfoncer définitivement le couteau dans la plaie, le gardien de la tradition pense que la commune de Kyé-ossi est d’abord l’affaire des autochtones. « Kyé-ossi appartient d’abord au peuple Ntou-mou. Tu es venu faire ton commerce, laisse-moi la gestion des affaires de mon village », martèlera-t-il. Ce discours que le protocole a dû couper pour éviter le chaos, est en réalité un morceau choisi de ce qui se dit tout bas dans partie du pays au sujet de ces natifs de l’Ouest Çatne[oun. Mais tenir de tels propos en présence du sultan s’est âVéré inconvenant pour la classe politique locale. C’est dans cette optique que le ministre Fame Ndongo, en sa qualité de chef politique, a publiquement désavoué son camarade du parti. « Au Rdpc, nous prônons la démocratie, l’addition et la multiplication ; et non la soustraction et la division. Celui qui promeut la haine et le tribalisme est « anti-Rdpciste ». C’est un « Rdpciste » de façade », rétorquera le membre du bureau politique. Et d’ajouter : « nous sommes tous des Camerounais à part entière avec les mêmes droits et devoirs. D’où que vous soyez, vous êtes chez vous à Kyé-ossi. Le Rdpc gagnera avec les voix de toutes les tribus et de toutes les religions », rassurera-t-il. Prenant la parole à son tour, Ibrahim Mbombo qui se trouvait à Kyé-ossi pour mobiliser sa communauté derrière le Rdpc, n’est pas revenu sur les envolées tribalistes de son homologue Pety Messa. Juste a-t-il demandé aux ressortissants du Noun de voter les listes Rdpc. Avant ce jeu de ping-pong entre Fame Ndongo et son collègue chef, le président de la section Rdpc Vallée du Ntem 4, Antoine Bikoro, s’était déjà personnellement attaqué aux candidats tête de liste de l’Udc et de l’Undp en les traitant d’« irresponsables ». « Je demande à l’opposition de porter le sac du Rdpc. Car, celle-ci (opposition), est représentée ici par des gens sans abri ni moyens de locomotion. Je voudrais leur rappeler que la commune de Kyé-ossi ne pourrait en aucun cas être vendue aux charlatans et vendeurs d’illusion qui n’ont encore rien réalisé, même dans leurs rêves les plus colorés », a tempêté l’homme politique. Pour l’homme de la rue, le sultan n’oubliera pas de sitôt ce séjour tumultueux passé au pays des « fils de la panthère ».

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