[Politique]Keunang Patrick est officiellement le chef du village Tsimbing foda dans la Menoua

Le chef est le guide spirituel et la tête de proue du village dont il oriente la politique et impulse la marche. Les décisions sont de son ressort. Il est le gardien des traditions et assure à ce titre le rôle de prêtre de sa communauté. Il a à ses côtés une kyrielle de personnes dans plusieurs sociétés ou castes : les notables, les serviteurs, les princes, la garde et la sécurité, et enfin les élites. Chacun connait la place qui est la sienne auprès du chef.Le successeur de TAGOUSSONG Henri à la tête du village Tsimbing Foda , TAGOUSSONG KEUNANG Patrick a été officiellement investit samedi 20 février 2021 à l’occasion de la cérémonie d’intronisation présidée par le roi des Foto Sa Majesté MOMO SOFFACK 1er, en présence du 1er Adjoint préfectoral représentant du préfet de la Menoua, de l’Adjoint au Sous-préfet de Dschang, du maire de la Commune de Dschang, et d’une kyrielle de chefs de village. Arrêté le 19 septembre 2015 à la suite du défunt père et chef de village-il était en Première au Collège Albert Camus à Dschang-, TAGOUSSONG KEUNANG Patrick a eu le temps de poursuivre sa scolarité jusqu’à l’obtention d’un Baccalauréat technique. Ce qui lui a permis d’entrée dans une école de formation d’où il est sorti nanti du diplôme de technicien supérieur du Génie rural. Il est depuis 2019 cadre à la mairie de Dschang. Avant d’accéder officiellement au trône de Tsimbing Foda, Menkem TAGOUSSONG KEUNANG Patrick a dû se soumettre à neuf semaines d’initiation. Ce séjour au laakem lui a permis d’être formé à la gestion politique, spirituelle, mystique du pouvoir. « Il a eu le nécessaire pour être un bon chef », a indiqué sa majesté MOMO SOFFACK 1er.L’accession au trône des Tsimbing Foda d’un nouveau chef marque le début d’une nouvelle ère pour ce village qui se perd entre les cultures modernes et les us et coutumes ancestrales. Il fait partie intégrale du centre urbain, avec comme conséquence de nouveaux habitants venus d’ailleurs et qui doivent respecter les traditions locales, au risque de créer une crise sociale. « Mon cheval de bataille durant mon règne est d’apporter la paix, la stabilité dans toutes les familles de ce village pour un développement du village car aucun développement ne peut se faire dans le désordre ou sans harmonie », a-t-il souligné dans une interview au bulletin d’information de son village, Tsimbing Foda Infos.

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