[Politique] Joseph Ateba :‹‹ le MRC ne sera pas le premier parti à être dissout ››

Invité sur ABK radio, le Secrétaire national à la communication est revenu sur les manifestations pacifiques du 22 septembre 2020. Il a également évoqué la situation de Maurice Kamto, Bibou Nissack et des autres personnes arrêtées. A la suite des manifestations anti-Biya du 22 septembre, la situation du parti politique MRC fait également l’objet d’un examen « attentif» au ministère de l’Administration territoriale. Il est reproché à cette formation politique de s’illustrer « négativement depuis plusieurs années par des activités attentatoires à la paix si chère aux Camerounais ». Autrement dit, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) pourrait être dissout. Une menace qui ne fait pas peur à Joseph Emmanuel Ateba, le Secrétaire national à la communication du parti. « Quelle que soit l’issue, le MRC ne sera pas le premier parti à être dissout. Suspendu ou pas, on ne suspend pas un esprit », répond-il sur les antennes d’ABK radio ce jeudi 8 octobre 2020. « Le combat pour la liberté est un sacrifice, un choix. Les vrais militants sont conscients de l’enjeu et assument au prix que cela peut coûter », renchérit l’invité. « Maurice Kamto se porte bien, il a le moral haut » Joseph Emmanuel Ateba a également évoqué la situation de Maurice Kamto. « Nous faisons face à un système barbare, violent, voilà pourquoi le professeur Kamto n’a pas voulu que les militants se mettent en danger… Maurice Kamto se porte bien, il a le moral haut. Le MRC se porte bien et est concentré sur le combat pour la libération du Cameroun…Le président Maurice Kamto est séquestré depuis pratiquement trois semaines dans sa maison comme tout le monde le sait mais pour des raisons qu’on ignore.» Sur les ondes de la station de radio, l’homme politique est revenu sur les manifestations pacifiques du 22 septembre 2020. Contrairement à ce que les gens peuvent penser, soutient-il, c’est le Pr Kamto qui a demandé à ses militants de ne pas réagir. « Il a bien dit qu’il ne voulait perdre aucun Camerounais. Il refuse l’affrontement parce que ce n’est pas son option. Olivier Bibou Nissack et le Pr Alain Vogue sont toujours gardés au SED sans aucune notification. Sur les 600 interpellés, 250 sont passés devant le juge et une centaine sont accusés d’insurrection, outrage à la patrie et terrorisme. »

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