[Politique ]Jean Marie Dimbelé,Un technocrate à la mairie de Bertoua

Le tout premier maire l’ère de la commune de ville pour le compte de Bertoua se présente comme l’homme qui va conduire la cité régionale de l’Est vers l’émergence. C’est un technocrate âgé de 56 ans qui prend les rênes de la Commune de ville de Bertoua. Né le 22 janvier 1964 à Ngaoundéré, cet enseignant de formation a déjà défini ses priorités pour son mandat de 5 ans qui a commencé le 02 mars dernier. De ce qui ressort de sa profession de foi, l’on retient que Jean Marie Dimbélé Sodéa s’engage à accélérer le processus de création des voies de contournement de la ville de Bertoua, pour faire cesser les passages tristes et ennuyeux des camions et gros porteurs au centre urbain. Aussi, il promet la construction des infrastructures génératrices de revenus pour la Mairie de ville à l’instar des immeubles ou des boutiques. En bonne place dans son projet de société, l’on note la promotion de l’entrepreunariat en milieu jeune afin de réduire le chômage. Également, la promotion du vivre ensemble harmonieux entre les communautés existantes tel que voulu par le Chef de l’État. Autres promesses majeures, c’est l’aménagement des routes et l’éclairage public. Enfin, le premier exécutif municipal de Bertoua promet de tenir le taurreau par les cornes au sujet du désordre urbain, de l’insécurité et l’insalubrité. Sources de revenus Pour atteindre le seuil de ville émergente, Jean Marie Dimbélé compte promouvoir l’auto-financement avant de miser sur les financements publics et des différents partenaires. À cet effet, il a fait la promesse d’accroître les recettes liées aux droits de places dans les différents espaces marchands de la ville, les droits de la publicité et les frais de loyers communaux à travers la révision des différents contrats de bail. Ambitieux, il entend créer des espaces de divertissements et de loisirs payant, la création des parkings payant et la bonne maîtrise des recettes issus des droits sur le permis de bâtir etc etc. En ce qui concerne les recettes fiscales et les Centimes additionnels communaux (CAC), le patron de la Commune de ville promet de mettre un accent sur leur recouvrement effectif en collaboration avec les services publics compétents. Pour terminer, le premier magistrat de la ville de Bertoua veut impulser une dynamique nouvelle sur la coopération extérieure par le jumelage avec les Collectivités territoriales décentralisées du pays et celles de l’extérieur pour des gains fifty fifty. Après son élection, Dimbélé Jean Marie Sodéa s’est montré optimiste et capable de réussir son job. « Nos ambitions pour la ville de Bertoua sont énormes, notre volonté ne souffre d’aucune contestation, notre engagement de tenir nos promesses sont fermes», a-t-il laissé entendre face à la presse. Le profil de l’homme Professeur des lycées de l’enseignement techniques(Plet) hors échelle, ce fils de Bertoua est titulaire d’une maîtrise en gestion, option comptabilité et finances. En 24 années de service dans l’administration publique, il a connu la joie et la douleur en sa qualité de fonctionnaire. Enseignant au lycée technique de Foumban puis promu surveillant général au Cetic de Bertoua, il est nommé chef service de l’industrie à la délégation provinciale du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique. Plus tard, sa hiérarchie va lui confier les rênes de cette structure déconcentrés. Il sera tour à tour délégué provincial à l’Est, délégué régional à l’Est et au Littoral du même département ministériel. Et c’est en 2016 qu’il va perdre ses fonctions avant d’être ramené dans son département ministériel d’origine. Sur le plan politique, Dimbélé Jean Marie Sodéa est un fervent militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), depuis le début des années 1990. Il est un membre influent de la section RDPC Lom et Djerem Sud 2 à Bertoua et est conseiller municipal depuis 2013, pour le compte de la Commune de Bertoua 2ème.Sur tout un autre plan de sa vie, il excelle dans les activités agro-sylvopastorales depuis quelques années à Mandjou, non loin de Bertoua. C’est donc à la fois, un homme pétrie d’expérience, compétent et dynamique qui prend les commandes de la ville de Bertoua. Il a été élu par un collège électoral constitué de 50 conseillers municipaux issus des communes de Bertoua 1er et Bertoua 2ème lors de la session de plein droit dans la salle des réunions du pôles Artcam de Bertoua. Session de plein droit à huis clos Les médias et les populations de la ville de Bertoua, mobilisés pour vivre cette élection n’ont pas eu droit à l’évènement. Sur instruction ferme du préfet du département du Lom et Djerem, tous les instrus ont été priés de libérer le plancher le 03 mars dernier. Avant le début du scrutin électoral, Yves Bertrand Awounfac Aliénou a confisqué provisoirement les téléphones portables des 50 conseillers municipaux. Raison, la préservation de l’ordre et de la paix, avant, pendant et après la session de plein de droit consacrée au vote du maire de la Commune de ville et ses deux adjoints. En confisquant les téléphones portables des électeurs, l’autorité administrative a voulu éviter que ces derniers be communiquent avec quiconque sur le déroulement du processus électoral. Les curieux ont donc dû attendre durant près de 3h d’horloge avant de voir la fumée blanche. Difficile de dire avec exactitude le nombre de voix qui ont permis la victoire de Jean Marie Dimbélé Sodéa. Il sera accompagné par Richar Messé Mpeng et Abaganama Massawa respectivement 1er et 2ème adjoints au maire titulaire de la ville de Bertoua. Ils ont donc 5 ans pour faire leur preuve. Et ils seront jugés sur la base de leurs actions. Ils le savent tous, ils n’ont pas droit à l’erreur au regard du contexte.

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