[Politique] Jean Kuete : enflamme ou enfume ?

Le secrétaire général du parti de la flamme a brûlé les zèles (ou les ailes, c’est selon) de certains de ses militants au cours de l’année 2020. Environ une centaine, ils ont été sous les braises de la Commission de discipline de leur parti pour des motifs divers. Certains ont cuit au point de brûler. D’autres sont cuits à moitié. Tous ces militants avaient toujours déclaré leurs flammes pour le parti, mais l’air dépecé les a éteints par un souffle. Ce fût le comble, pour eux qui ont démontré tant de zèles à défendre leur parti, de se brûler les ailes telles qu’ils ne pourront plus planer au- dessus des militants des autres partis. Le très zélé militant de base, Saint-Eloi Bidoung, aurait décidé de voler de ses propres ailes après son passage sous la flamme de la Commission de discipline, mais la chaleur de l’air dépecé le retient encore. Il a été mis au frais pour quelques temps, le temps que ses zèles (ou ses ailes) se refroidissent. Ils sont en vérité des milliers de militants à avoir été brûlé par la flamme au cours de cette année 2020 qui s’est achevée. Il y a les militants de base, dans plusieurs départements, qui accusent le parti de les avoir enfumés lors des investitures des candidats pour les élections. La flamme aurait brûlé les ailes de plusieurs colombes sur lesquelles les populations et les militants avaient fait reposer leurs espoirs de lendemains meilleurs. En revanche, plusieurs éperviers ou «éperviables» ont pris leurs envols dans le parti, sans être inquiétés pour leurs vols. C’est de l’enfumage, selon plusieurs militants qui se sont enflammés après ces chaudes investitures qui ont entrainé des foyers de tensions dans plusieurs départements. Les mauvaises langues proposent que le parti de la flamme distribue désormais du poisson fumé, après les meetings, en lieu et place du traditionnel «pain-sardine.» Ce sera, pour eux, l’expression exacte des ravages que cause la flamme dans les chaumières des militants de base. Mais ceux qui menacent de «brûler» vif Jean Nkuete, secrétaire général du parti, doivent faire preuve d’indulgence envers celui-ci. Au moins pour une raison : pendant l’année 2020, on n’a pas entendu une seule fois la voix du secrétaire général du parti au pouvoir sur les questions d’actualité brûlante. Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la Communication, assurait le rôle de répondeur automatique, dans un français fumeux et inflammable, chaque fois qu’une poule caquetait ou qu’un âne bramait près de l’enclos. En somme, 2020 dans le Rdpc c’était entre la flamme et les enfumés.

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