[Politique] Institutions républicaines : l'outrage qui vient du Gicam

Le groupement inter patronal du Cameroun, comme pour confirmer sa posture de défiance envers l’Etat, vient encore de poser un acte de provocation du gouvernement en éconduisant, le 16 avril dernier, la délégation conduite par Jean de Dieu Momo censée représenter le ministre de la Justice dans le cadre du dialogue public-privé. Depuis la survenue de cet incident en fin de semaine dernière, la question qui revient sur toutes les bouches est celle de savoir au nom de quoi le Gicam a éconduit une délégation gouvernementale. En effet, dans le cadre du dialogue public-privé, le ministre d’Etat ministre de la Justice, Laurent Esso était invité à Douala pour échanger avec le patronat. Sauf qu’au motif « d’une indisponibilité de dernière minute », le Garde des sceaux, ne pouvant plus honorer à ce rendez-vous, a pris la peine de saisir par écrit, le regroupement patronal pour lui signifier cette impossibilité à assister personnellement à ladite rencontre. Pour démontrer sa bonne foi et surtout l’intérêt et l’importance qu’il vouait à ce rendez-vous, le ministre de la Justice pour le représenter, Va constituer une délégation pas des moindres avec à sa tête, son ministre délégué Jean de Dieu Momo. Une option que le Gicam va royalement décliner prétextant « un manque de considération du patronat » de la part du gouvernement. Pour beaucoup, ce comportement anti patriotique est une provocation de trop. D’autant plus qu’au sein de l’opinion, l’effarouchement s’est généralisé au point de propager l’idée selon laquelle, Célestin Tawamba, président du Gicam « n ‘a rien dans la tête. Il doit enchaîner son idiotie ou rendre sa démission. M Momo est un ministre de la République et en tant que tel, il faut respecter les institutions républicaines. C’est un geste maladroit et irresponsable de la part du président du Gicam », lit-on sur la toile. Suffisant pour qualifier « l’attitude du Gicam déplorable et infantile », à l’analyse de cette carence prononcée d’élégance républicaine. Dans ce champ de mépris vis-à-vis des institutions, le Gicam n’est pas à son coup d’essai. On se souvient que celui-ci, avait dédaigné les mesures prises par le président de la République Paul Biya, en vue de relancer l’économie nationale plombée par la pandémie en cours. Le groupement patronal avait alors estimé que la mesure présidentielle d’exonération, de suppression et d’abattement fiscalo-douanière évaluée à 114 milliards Fcfa prise à leur faveur, n’était que de la poudre aux yeux au mépris des sacrifices et des 800 milliards de pertes sèches qu’enregistraient alors les finances publiques en cet été. Alors que l’idée était de contrer les effets néfastes du coronavirus sur l’économie nationale et de fait, oxygéner leurs entreprises. S’il est désormais établi que le groupement inter patronal du Cameroun vient à nouveau de louper une occasion de se taire, il devient néanmoins pressant de scruter son véritable agenda. Puisque ses prises de position aux émanations politiques ces derniers mois, se révèlent des incitations au soulèvement social. Sa collusion idéologique avec une certaine formation politique qui a fait de la provocation institutionnelle sa profession de foi, prouve à suffire que ces ennemis de la Républiques actionnent désormais sur tous les leviers pour fragiliser les institutions.

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