[Politique] huit listes du RDPC s'affrontent à Ebolowa pour les élections municipales

C’est le déluge dans les communes d’arrondissement d’Ebolowa I et II. Pour les élections municipales de février 2020, le RDPC dispose actuellement de quatre listes dans chacune des deux mairies. Un casse-tête à résoudre pour les commissions communales en charge des opérations d’investiture des différents candidats. Lesquels se sont réunis le 19 novembre pour Ebolowa 1er et devraient plancher ce jour sur le cas d’Ebolowa 2è. Pour ce qui est d’Ebolowa 1er, le maire Joël Emmanuel Bitoumou, candidat à sa propre succession, est au prise avec son 1er adjoint Louis Clément Mévoungou, sa chalengeuse de 2013, Sarah Ngota, et le très remuant Stéphane Endezoum Awomo. Si la logique voudrait que le consensus se fasse autour du maire sortant, dont le bilan est différemment apprécié dans la Mila, Louis Clément Mévoungou, qui a gagné en notoriété depuis son élection à la présidence de la section Rdpc de la Mvila-centre I, ne serait pas d’humeur à jouer le second rôle. Idem pour les deux autres postulants ; lesquels estiment qu’à l’ère des grandes opportunités et de la décentralisation, Ebolowa 1er a besoin de sang neuf pour son émergence. Sarah Ngota, dont la candidature avait été impulsée par l’ex-gouverneur Jules Marcelin Ndjanga en 2013, pourrait jouer les trouble-fêtes cette fois-ci. L’ex-présidente de la section Ofrdpc de la Mvila-centre I, (2007-2013), porte la voix des femmes à cette deuxième tentative. Le bleu et plus jeune de la bande, Stéphane Endezoum, envisage quant à lui réaliser un exploit retentissant. A Ebolowa 2è, la commission aura plus d’embarras. A défaut d’une investiture strictement irréversible, le consensus devrait se faire entre le maire sortant David Zo’o Edjo’o, Raymond Mvondo Eya, Thomas Bengono et Sadam Mendo. La difficulté ici est qu’aucun des candidats ne se démarque des autres de façon notoire, selon divers observateurs de la scène politique locale.Autant le maire Zo’o Edjo’o est critiqué pour son bilan jugé insatisfaisant par une partie de l’électorat, autant les autres candidats brillent par leur manque d’expérience en politique. A titre d’exemple, Mvondo Eya qui revient à la charge avait été écarté en 2013, pour des raisons de sociabilité. Ses camarades du parti avaient choisi l’actuel maire parce qu’il refusait de confier leur commune à quelqu’un « qui ne sait pas ouvrir la main ». Thomas Bengono du haut de sa stature d’homme d’affaires, pourrait s’avérer l’homme de la situation. Sa faiblesse toutefois, est qu’il ne disposerait pas d’une grande assise politique. L’unique candidature féminine de la bande est celle d’une jeune louve aux dents longues. Sadam Mendo qui est l’actuelle présidente de la section Ojrdpc de la Mvila-centre II. La lutte s’annonce âpre.

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