[Politique] Guerre de succession : le MBRC dans la course pour le pouvoir

D’idéologie ahidjoïste le Mouvement des badjikaistes pour redressement du Cameroun ( Mbrc) veut prendre la tête du pays en 2025. Décidément l’ombre du président Amadou Ahidjo peine de quitter l’esprit de certains camerounais, majoritairement ceux originaires du grand Nordr La magistrature suprême objet des convoitises de plus en plus perceptibles chez les leaders politiques, engendre des sursauts parfois curieux. Le Mbrc s’est il subitement réveillé de son sommeil profond pour organiser une plateforme visant à prendre le pouvoir en 2025 lors de l’échéance prévue pour I’ élection présidentielle. Ses principaux acteurs se seraient réunis dan£ un milieu huppé de la capitale il y’a quelques jours pour définir les stratégies pouvant véritablement donner corps à leur projet politique. Ainsi la bataille de l’axe Nord-Sud longtemps décriée par la presse, se dessinerait à nouveau avec cette entité nostalgique des années du premier président camerounais. Leur slogan » poursuivre l’œuvre d’Amadou Ahidjo » aurait pour terminologie le retour au parti unique et la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul individu. Même si la méthode ahidjoïste ne s’éloigne pas fondamentalement de celle du système gouvernant .actuel, on pourrait difficilement nier l’ouverture de Paul Biya au multipartisme. Mais dans cette stratégie de prise du pouvoir on redouterait du Mbrc le tribalisme de ses membres fondateurs tous issus du grand Nord et d’ obédience musulmane. La fermeture serait à cet effet une limité ou obstacle à leur ambition. Même si le mouvement traîne de se faire connaître du grand public, des tractations seraient en cours de manière sourdine pour inviter les fils et filles originaires du Septentrion à adhérer à leur cause jusqu’ici dépourvue de toute idéologie propre. Doit-on soutenir un dirigeant politique sur la base de l’appartenance à une tribu ? Le prétexte d’une adhésion au prix de la tribu occupe les débats dans l’espace médiatique et cybernétique. Le défaut d’associer le parti à la région fait reculer la démocratie. À cause de l’absence de.la culture et de l’éducation politiques des militants, la controverse se poursuit de façon fiouleuse entre ceux qui débattent en obligeant le plus souvent à penser à l’aveuglément de ces derniers. L’entrée du Mbrc dans cette scène belliqueuse renforcerait l’esprit d’un regroupement autour des ethnies. “Mais s’il a fallu faire renaître des cendres de la politique la pensée ahidjoïste le parti dont on attribuerait la paternité à l’un de ses fils aura du fil à retordre face au Rdpc au pouvoir depuis 39 ans et qui recense la grande majorité de ses membres dans le Sahel, au Mouvement pour la renaissance du Cameroun ( Mrc) principal parti de l’opposition en plein essor dans le Septentrion, au » Mouvement 10 millions de nordistes” ainsi qu’au Mouvement pour la libération du Cameroun ( MIc), plus ouvert mais hostile au régime de Yaoundé. Alors le schéma d’une conquête de ce parti pour le palais de l’unité s’annonce avec des couleurs sombres.

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