[Politique] Guerre de succession au SDF : les derniers jours d'un condamné

Après avoir jugé recevable la plainte pour exclusion du parti initiée par quelques caciques du Social Democratic Front contre son premier vice-président, le comité exécutif national du parti de la balance, sur demande de son département juridique, rendra sa copie dans trois semaines. LES CACIQUES du Social Democratic Front (Sdf) sont décidés d’en découdre avec Josua Oshi. Après des accusations verbales de haute trahison formulées par l’honorable Jean Michel Nintcheu et certains cadres de cette formation politique contre son premier vice-président, le comité exécutif national (Nec) du Sdf a jugé recevable la plainte pour exclusion du parti du mis en cause. En effet, le 08 mai dernier, le Comité exécutif du parti de la balance en conclave à son siège à Yaoundé, a jugé pertinents les éléments contenus dans le dossier d’accusation porté par Jean Michel Nintcheu. Au cours des travaux, il a été décidé que l’article 8.2 des statuts du SDF portant exclusion des membres, orienté contre Joshua Osih par le comité exécutif extraordinaire de la région du Littoral, est jugé recevable. « Le Nec a apprécié le dossier dans le fond et l’a jugé recevable. Il a ensuite transmis à la commission du département juridique qui va à son tour juger l’affaire et rendre son verdict. Elle a demandé trois semaines pour le faire. C’est après cela que le Nec pourra dévoiler la sentence arrêtée », renseigne Denis Nkemlemo, secrétaire national à la communication du Sdf. Après ce verdict, renseigne une source, Joshua Osih a claqué la porte du Nec alors que les travaux se poursuivaient. « Le simple fait que le Nec déclare recevable l’action menée par les camarades du Littoral, est une victoire pour l’aile dure du parti » ajoute notre source. Pour beaucoup, au-delà des faits, tout semble mis en œuvre pour tuer Josua Oshi sur le plan politique. Car, le simple fait de l’accuser de haute trahison envers le parti vise à plomber sérieusement son image. Pour le cas d’espèce, il est accusé d’avoir pactisé avec le gouvernement à l’effet de mettre un autre parti de l’opposition en déroute lors des dernières échéances électorales. Ceci, au détriment du Sdf qui au fil des années .essuie des revers sur tous les terrains. Bien qu’il soit connu de tous que le parti de la balance dirigé depuis 31 ans par le « Chair man » Ni John Fru Ndi est devenu l’ombre de lui-même, certains caciques de cette chapelle politique avec en tête de file l’honorable Jean Michel Nintcheu, semblent tenir Josua Oshi pour responsable des dernières contre-performances du parti. La branche conduite par le député du Wouri Est a récemment véhiculé la rumeur selon laquelle le premier vice-président du Sdf aurait perçu une forte somme d’argent dans le cadre d’une collaboration avec le Rdpc, parti au pouvoir. Sauf que depuis lors, aucun élément de preuve n’a été brandit. Alors que certains militants dénoncent un très fort rapprochement de la branche du littorale avec le Mrc, d’autres membres du Sdf révèlent une stratégie qui vise en réalité à mettre Josua Oshi hors course pour la présidence du parti en remplacement du « Chair man » qui a annoncé l’imminence de sa retraite il y a quelques mois.

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