[Politique] Exclusion du Cameroun de l'AGOA : Une incidence relativement minime

Dès janvier 2020, le Cameroun ne devrait plus faire partie des pays africains bénéficiaires de l’AGOA, African Growth Opportunities Act, une Loi américaine sur la Croissance et les Opportunités de Développement en Afrique, votée et promulguée en mai 2000 par le Congrès américain, sous l’égide du Président Bill Clinton. Cause de l’exclusion du Cameroun de l’AGOA L’exclusion probable du Cameroun de ce programme mis en place pour faciliter et encourager les exportations africaines vers les USA s’explique par le non-respect de certains droits de l’Homme, faisant sans doute référence à la situation socio-politique observée dans deux régions anglophones du pays. Une zone où l’armée et les sécessionnistes anglophones s’affrontent avec des actes de barbarie souvent relayés sur les réseaux sociaux. Une exclusion sans grande incidence sur les exportations vers les USA L’ambassade des USA à Yaoundé précise tout de même que le Cameroun a exporté approximativement 220 millions de dollars en biens et services vers les États-Unis en 2018. 63 millions de dollars de ces exportations l’ont été au titre de l’AGOA, dont plus de 90% sous forme de pétrole brut. Les conséquences d’une telle exclusion sont relativement minimes puisque le Cameroun utilise peu le mécanisme de l’AGOA – 28,3% – pour exporter vers le pays de l’Oncle Sam. Les principaux clients du Cameroun D’après l’Institut national de la statistique (INS), la Chine est le principal client du Cameroun. Elle est suivie par l’Italie (14,7%), les Pays-Bas (9,1%) et la France (6,4%). Viennent ensuite l’Espagne (6,3%), la Belgique (3,7%), le Bangladesh (3,6%), l’Inde (3,4%), le Vietnam (3,3%), la Malaisie (3,2%), puis le Tchad et les États-Unis (2,8% chacun). Une exclusion de l’AGOA pas totalement actée Selon certains spécialistes, Le Cameroun n’est pas encore suspendu de l’AGOA. Le président Donald Trump a sollicité l’accord du Congrès pour le faire en expliquant évidemment qu’une exigence de l’AGOA est le respect des droits de l’homme. A l’issue de cette requête, le Congrès examinera la demande et vérifiera si cette dernière est défendable avant de se prononcer sur le sujet. La réponse peut être oui le Cameroun doit être suspendu, ou non la demande n’est pas suffisamment renseignée.

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