[Politique] Double scrutin : Wilfried Ekanga ‹‹ vous êtes là nourriture de ceux qui ont faim››

L’analyste politique Wilfried Ekanga dans sa récente sortie épistolaire, indique aux camerounais qui ont voté, qu’ils seront oubliés par leurs élus. C’est tout avant la journée d’hier, 9 février 2020, que Wilfried Ekanga a interpellé les électeurs. Dans sa correspondance où il fait usage de son franc-parler, l’analyste politique affirme que le bas peuple constituant l’électorat, n’est que de la nourriture, pour ceux qui sont avides de pouvoir. «Mes pauvres chers. Vous êtes la nourriture de ceux qui ont faim. Vous êtes la viande d’une horde de carnassiers qui adorent la chair bovine. Et dès demain, ils vont vous manger jusqu’à s’en lécher les babines. Ils vont vous dévorer jusqu’à curer vos os à blanc, et pendant ce temps ils vont se dire en ricanant : « Quelle bande de cancres ! A chaque fois on leur sert la même arnaque, et ils s’y engouffrent comme si c’était la première. Pire, ils sont même heureux de se faire éventrer», peut-on lire dans la correspondance du sympathisant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). Dans cette sortie épistolaire, Ekanga rappelle les problèmes que le Mrc a rencontré. Il parle notamment du président national de ce parti politique qui a été incarcéré, pour pense-t-il, sa lutte pour les libertés publiques. Il évoque Me Michelle Ndoki qui a affirmé que la police lui avait tiré dessus, lors des toutes premières marches blanches du Mrc. C’était le samedi 26 janvier 2020. Wilfried Ekanga interpelle tous ceux qui se mettent hors de ce combat et regarde les autres le mener. «Penses-tu qu’une personne qui n’a pas été là quand d’autres revendiquaient plus de libertés publiques au point de se faire emprisonner, une personne qui a d’ailleurs estimé que ceux que la police réprimait violemment l’avaient « bien mérité », une personne qui a gardé sa bouche scellée quand ses compatriotes se faisaient interdire l’accès à une autre ville de leur propre pays, une personne qui n’a pas levé le petit auriculaire quand des femmes recevaient des trous dans les jambes, va se souvenir de toi une fois qu’elle sera installée dans le confort de l’hémicycle ? Si elle n’a pas pensé à toi quand elle partageait ta souffrance, comment fais-tu pour croire qu’elle le fera quand elle rejoindra le camp des nantis ? Je préfère te le dire en une phrase simple : tu vas droit à l’Abattoir et tu apportes toi-même le couteau», peut-on lire dans la correspondance d’Ekanga.

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