[Politique] Douala : une journaliste détenue ‹‹ illégalement ›› à la police judiciaire

Davina Lyse Nguili Ikouma a été kidnappée le 13 mars dernier à Yaoundé et ramenée manu militari à Douala. Elle est accusée de diffamation mais nie les faits. Elle séjourne depuis près d’une semaine dans les locaux la Division de la police judiciaire (DPJ) du Littoral. Davina Lyse Nguili Ikouma, jeune journaliste diplômée de l’ESSTIC, y séjournait dans l’anonymat avant qu’une alerte lancée sur les réseaux sociaux le 18 mars 2021 n’informe le public de sa détention. D’après le texte visiblement rédigé par l’un de se proches qui renseigne sur les circonstances de son arrestation, la journaliste a été arbitrairement interpellée le 13 mars dernier à Yaoundé par des éléments de la DPJ du Littoral sans mandat, qui l’ont amenée manu militari à Douala, où elle est en garde à vue abusive dans leurs locaux. Elle est accusée par la police qui l’a informée qu’une plainte pour diffamation sur la plateforme d’informations en ligne « Kwat de l’Info diapo », datant du 28 février 2021, a été portée contre elle par Marème Mbaye Ndiaye, directrice générale de Société générale Cameroun, filiale locale d’une banque française. Pourtant, « la journaliste n’a jamais travaillé nulle part avant novembre 2020, a fortiori pour ladite plateforme « Kwat de l’Info diapo » », soutient son avocat, Me Sylvain Gaëtan Atangana. Ce dernier précise cependant que les faits querellés remontent bien longtemps et considère que sa cliente a été enlevée et arbitrairement ciblée par une puissante patronne de banque. Il a saisi le procureur de la République au sujet de cette violation du code de procédure par les fonctionnaires de police. Des faits qui constituent une grave atteinte à la liberté de presse. Informée de la situation de notre consœur, « le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) suit l’affaire de la journaliste Lyse Davina Nguili, actuellement détenue à la PJ de Bonanjo, Douala pour une affaire de diffamation. Le BEN et le SNJC Littoral travaillent à sa libération », a tweeté le 18 mars 2021 le président du SNJC, Denis Kwebo.

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