[Politique] Djeukam Tchameni : ‹‹ le pouvoir n'est pas Ekang et l'économie n'est pas Bamiléké ››

Président du MIDI, un parti politique camerounais, il jette un regard objectif sur le tribalisme politique au Cameroun. Dans une analyse froide ce samedi 1er mai 2021, Djeukam Tchameni, parle du tribalisme politique au pays de Paul et de Chantal Biya. « Les analyses politiques tribales sont généralement vides de sens. Elles sont basées sur des prémisses fausses du genre « les Ekangs » ont le pouvoir politique « . » les bamileke ont le pouvoir économique « », lance l’homme politique au début de sa tribune. « D’abord » « Ekang » ne veut rien dire de concret en termes politiques. C’est une invention fictive-tout comme Sawa, ou encore bamileke- qui ne correspond à aucune réalité. En supposant même que les soi-disant Ekangs soit un groupe homogène, il est inexact de dire qu’en tant que groupe ils détiennent le pouvoir politique. L’oligarchie dirigeante est bien plus maligne que ça et son pouvoir bien plus diffus », poursuit-il. Marché Mboppi « Il est tout aussi ridicule de prétendre que « les bamileke détiennent le pouvoir économique » Ceci suppose qu’il s’agit d’un groupe homogène ayant une capacité à prendre un minimum de décisions centralisées. Ce qui n’est absolument pas le cas. Par ailleurs, la plus simple analyse des chiffres montre bien que notre économie de type neocolonial reste largement entre les mains de grandes formes étrangères. Notre monnaie, notre port, etc… Sont contrôlés par des étrangers », précise le président du MIDI. « Avoir plein de boutiques au marché Mboppi n’a jamais donné à, qui que ce soit le contrôle de l’économie. Dominer une économie est autrement plus complexe et les gens les plus influents ne sont nécessairement pas les plus visibles. Méfions-nous des illusions d’optique et des apparences trompeuses. On ne peut comprendre une société qu’en appliquant un minimum d’effort intellectuel. La vraie connaissance est généralement contre intuitive et les premières impressions correspondent rarement à la complexité du phénomène », a conclu Djeukam Tchameni.

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