[Politique] Des journalistes molestés pendant la manifestation du MRC

Polycarpe Essomba, Rodrigue Ngassi, Lindovi Ndjio… plusieurs professionnels des médias ont passés la nuit dans un commissariat. Mardi 22 septembre 2020, des militants et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ont manifesté dans les rues de plusieurs grandes villes camerounaises pour exiger le cessez-le-feu dans les régions anglophones. Au cours de cette journée, des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre et plus de 100 personnes ont été arrêtés. Ce sont des chiffres que le MRC a communiqués. De nombreuses atteintes à la liberté de la presse ont également été observées. Plusieurs journalistes ont été empêchés de travailler, a-t-on constaté. Ce mardi à la mi-journée Polycarpe Essomba, le correspondant de RFI à Yaoundé, a été interpellés alors qu’il couvrait une manifestation de l’opposition camerounaise. Péril sur la liberté de la presse Selon la station de radio publique française, le journaliste de RFI « a été brutalement interpellé par la police camerounaise. Il a reçu plusieurs coups de matraque, plusieurs coups de pied et a été emmené dans un commissariat, où il a été retenu pendant plus de deux heures avant d’être relâché. » Lit-on dans un communiqué rendu public. Un autre professionnel des média, Tah Jarvis, a aussi été arrêté ce 22 septembre 2020 alors qu’il couvrait les manifestations du MRC. Ce journaliste qui officie pour My Media Prime est jusqu’à présent « introuvable ». Sévices corporels De son côté, Rodrigue Ngassi, un cameraman d’Equinoxe TV, est arrêté par des éléments du commissariat central numéro 2 de Yaoundé. Il aurait été déshabillé, torturé avant d’être libéré. Des sources indiquent que sa libération a été obtenue grâce à l’intervention du coordinateur d’Equinoxe TV pour la région du Centre, Guy Zogo. Lindovi Ndjio, journaliste à La Nouvelle Expression, a également été appréhendé. Selon les premiers éléments d’informations, il se rendait à la résidence de Maurice Kamto pour la couverture des manifestions pacifiques du mardi, 22 septembre 2020. Il a passé la nuit au commissariat centrale N°1 à Yaoundé sans motif d’accusation.

Listen Audio on audio.237story.com

Social

  • Mobile App