[Politique] CUY : l'héritage que laisse Tsimi Evouna

Avec plusieurs œuvres à son actif, le successeur d’Amougou Noma et d’Emah Basile cédera son fauteuil ce jeudi à Luc Messi Atangana, le nouveau maire de la capitale politique. 15 ans. C’est le temps qu’aura duré le magistère de Gilbert Tsimi Evouna à la tête de la communauté urbaine de Yaoundé (Cuy). Par le passé, premier adjoint au délégué du gouvernement de Yaoundé, c’est finalement après le décès de son prédécesseur Amougou Noma qui, lui aussi remplaçait quelques années plutôt Emah Basile au même poste, que celui qui se fera surnommé «Jack Bauer», du nom du célèbre acteur Américain de la série télévisée 24h chrono, sera confirmé au poste de délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, à la faveur d’un décret présidentiel. Dès sa prise de fonction comme premier magistrat de la ville aux sept collines, Gilbert Tsimi Evouna décide alors de s’atteler à donner à Yaoundé, un visage digne d’une «capitale respectable». Pour lui, la capitale camerounaise n’était pas digne des grandes métropoles africaines. Très vite, dès ses premières actions, les populations lui reprochent son acharnement à tout démolir. Les plaintes se multiplient suite à de nombreuses casses que remplacent des chantiers observés dans divers coins de la ville de Yaoundé. «Vous voulez une ville moderne, alors sachez qu ’on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs. Les casses que vous observez vont laisser place à des meilleures œuvres. Nous cassons pour mieux reconstruire», se défendait-il, non sans indiquer qu’un plan de recasement était prévu pour les sinistrés. Malgré des critiques souvent essuyées, la capitale politique camerounaise se métamorphose. Des voiries urbaines prennent corps dans plusieurs quartiers de la ville. Des espaces verts (Bois saint Anastasie), des restaurants, des cascades, des espaces marchands, toilettes publiques et autres parkings payants voient le jour dans le département du Mfoundi. Les vieilles bâtisses en bordures de routes cèdent progressivement la place à des immeubles et des bâtiments en matériaux définitifs. Des habitations construites en zones marécageuses sont détruites et les sites viabilisés autrement, malgré le mécontentement de certaines populations. Pour le magistrat de la ville, «le développement se fait parfois dans la douleur». Homme sec, père des sabots, grand casseur, il aura finalement porté tous les surnoms, les plus célèbres étant «Jack Bauer» ou encore «l’homme qui marche avec son cercueil sur la tête», comme pour qualifier sa détermination à ne reculer devant aucun obstacle, devant aucune menace. Véritable bâtisseur, Gilbert Tsimi Evouna est allé jusqu’en Corée du Sud dénicher la structure qui viendrait réaliser son rêve d’offrir à la ville de Yaoundé, une cité futuriste digne des grandes capitales. Il a entamé depuis plus de deux ans, une gigantesque œuvre de construction appelée «Cité municipale», au quartier Mvog-Ada. Il s’agit d’un projet immobilier implanté à proximité de l’immeuble de l’émergence au centre-ville. Ce joyau architectural bâti sur 2 hectares, composé de 5 tours de 15, 20 et 23 étages. La future cité abritera, outre un hôtel cinq étoiles, des logements hypermodernes, des infrastructures sportives, des supermarchés, des bureaux, etc. Ceci, pour un coût de 40 milliards. Un projet qui porte la griffe du «super maire sortant», mais dont son successeur, Luc Messi Atangana, nouvellement élu pour le remplacer à ce poste, aura l’honneur d’achever. Qu’on l’apprécie ou pas, il convient de signaler que depuis la création du poste de délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna, dont l’expérience reste demandée, est à coup sûr, celui qui aura marqué les esprits par son dévouement à propulser la capitale politique vers la modernité.

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