[Politique] Communauté urbaine de Yaoundé ,Tsimi Evouna : par ici la sortie

Plus que quelques heures, et le Délégué du gouvernement auprès la communauté urbaine de ‘Yaoundé Gilbert Tsimi Evouna va quitter son bail à l’hôtel de ville. On l’aime, on ne l’aime pas, toujours est-il que depuis la création du poste de délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna est à coup sûr, celui qui aura marqué les esprits par son acharnement à vouloir à tout prix et à tous les prix moderniser la capitale politique du Cameroun, « ]ack Bauer », « homme sec », « père des sabots et parkings payants », chantre des restaurants, espaces marchands les toilettes publiques du Bois Sainte Anastasie et des cascades du Mfoundi, « l’homme qui marche avec son cercueil », le créateur des casses… C’est bien triste pour les habitants de Yaoundé, de savoir qu’ils vont bientôt se séparer du successeur d’Emah Basile et Amougou Noma (de regrettés mémoire). Tsimi Evouna commençait à leur coller sur la peau, faisant corps avec « a ville aux sept collines ». À l’ère du temps des collectivités territoriales décentralisées, avec la fin du temps des délégués de gouvernement auprès des communautés urbaines, la scène fait désormais la place aux Maires des villes élus; pour rentrer dans la danse. Après la désignation des exécutifs communaux dans les sept communes d’arrondissements du Mfoundi, les conseillers municipaux des sept mairies de Yaoundé se rendront aux urnes ce mardj, à la faveur de l’ultime session de plein droit devant conduire à la désignation du « super maire » de la ville Yaoundé et ses adjoints. Des colis embarrassants dans la course Plusieurs têtes d’affiche et non des moindres sont pressentis; les noms circulent dans les chaumières et les points chauds de la capitale, siège des institutions du Cameroun. Homme, trois femmes; tous des érudits, des mammouths de la politique. Le plus curieux est que si les uns ont la carrure et l’étoffe pour assumer ce rôle, d’autres sont tout simplement des colis encombrants, voire embarrassants pour le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) du fait des liens coquins qu’ils ont tissé avec la direction du parti. Frustrés et presque rescapés des élections dans les exécutifs communaux au prétexte de viser plus loin, plus haut et plus grand, on leur aurait demandé d’abandonner la bataille des communes pour le soleil de la mairie-capitale. Anciennement député-maire puis maire de Yaoundé 1er pendant plus de deux décennies, Émile Andze qui vient de perdre la bagarre avec Jean Marie Abouna qui l’a détrôné dans son fauteuil de maire de Yaoundé 1er reste le premier sur la liste. Yvette Claudine Ngono, épouse Etoundi Ayissi, ancienne député de la Nation elle aussi, plus d’une décennie à la tête de l’exécutif communal de Yaoundé 5, a de la carrure et l’étoffe. Pour avoir fait bouger les lignes à la mairie de Yaoundé 5ème, elle est d’un aplomb particulier et un style de management efficace. Elle a le profil de l’emploi. Mme Effa, quant à elle, est un vétéran et un vieux briscard. Elle a dû céder et accéder à de nombreuses concessions après avoir été adjoint au Maire Martin Paul Lolo de Yaoundé 6ème. Au détour de plusieurs négociations, elle a souvent accepté de se dissimuler pour faire place aux autres, enseignante de formation va-t-elle réussir à séduire le conseil pour présider aux destinés de la cité capitale ? L’ingénieur Hubert Abega les affairistes Augustin Tamba, Yoki Onana J.M Abouna et autres n’ont pas dit leur dernier mot. Il y a en embuscade, Régine Amougou Noma. Le deal avec le comité central du Rdpc qui a tout fait pour renouveler son bail à la mairie de Yaoundé 4ème n’a pas été payant. Régine Amougou Noma se présente désormais comme un colis encombrant. Au secrétariat général du comité central du Rdpc, le choix parmi ces prétendants sus cités s’annonce très difficile. Le temps des premiers maires de ville sous les auspices de la loi sur le code des collectivités territoriales décentralisées est annoncé. Outre le quelques noms cités, chacun des conseillers parmi le demi-millier élus dans les sept communes d’arrondissements du Mfoundi, garde ses chances. En faisant valoir un plan de campagne offensif, un engagement certain avec des arguments qui s’ouvrent sur le développement économique et social de Yaoundé; l’aménagement de la voirie urbaine, par ces temps où, la ville pourtant site phare du Championnat d’Afrique des nations cette année et de la coupe d’Afrique des nations de football masculin en 2021, n’importe quel conseiller peut oser, s’il a un programme de charme. Pour le poste de Maire de la ville (anciennement, Délégué du Gouvernement), peut-être candidat, tout conseiller municipal (élu au scrutin du 09 février 2020) dans n’importe laquelle des sept communes de Yaoundé. À la condition qu’il soit originaire de la région du Centre. S’agissant du collège électoral, il est constitué de l’ensemble de tous les conseillers municipaux issus du dernier scrutin municipal. Les nouveaux maires des communes d’arrondissement des villes (anciennement composant la Communauté Urbaine) et leurs adjoints qui viennent d’être élus demeurent conseillers municipaux et sont aussi électeurs au même titre que les autres. Les citoyens non-conseillers municipaux ne peuvent ni candidater ni élire. Ils ne sont ni éligibles ni électeurs. Tous les anciens délégués du gouvernement ne peuvent ni être candidats ni électeurs puisqu’ils ne sont pas conseillers municipaux.

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