[Politique] Collectivités territoriales : les nouveaux maires à l'épreuve de la décentralisation

Dans un contexte marqué par l’accélération du processus de décentralisation, les exécutifs communaux ont dorénavant la mission d’impulser les chantiers pour un meilleur développement local. «LIBERES pour partie de la tutelle de l’Etat, les élus locaux sont désormais engagés dans un processus complexe où sont remises en cause, les missions du politique à l’échelon local. Il s’agit en plus clair, de faire face à un vaste éventail de réorganisation du secteur public selon le principe de subsidiarité», explique l’universitaire Yannick Pegui. En effet, les communautés entrent dans une approche d’auto administration en dessinant elles-mêmes, leurs propres intérêts et leur avenir. Bien que les situations soient parfois très contrastées d’une collectivité à une autre dans le pays à cause de sa densité culturelle, les administrateurs municipaux sont appelés à la territorialisation des repères de l’action publique. Ce chantier passe par une autonomisation des politiques urbaines et une dynamique des initiatives de développement local. Alors que le Cameroun s’est récemment doté d’une loi qui fixe le cadre de cette décentralisation et que pour la première fois, les 14 plus importantes agglomérations seront gérées par des maires élus, de l’espoir se lit sur le visage des populations qui saluent cette forme de gestion de proximité. A ces élus locaux donc, il est attendu plus que par le passé, l’amélioration des conditions de vie des populations. Dans ce volet, les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’économie occupent une place de choix. Définir, une économie locale, pourvoir aux services sociaux de base, améliorer l’état des voiries municipales, déterminer un plan d’assainissement à travers un programme d’urbanisation bien défini, faciliter l’accès à l’eau potable et à l’électricité, ceci par le biais d’une gestion translucide des fonds affectés à cet effet, sont les principaux défis à relever par ces nouveaux administrateurs municipaux. Ce d’autant plus que davantage, la bonne ou la mauvaise implémentation de ces politiques locales, aura désormais une incidence électorale. Pour mener à bien cette mission, ces maires devront,au-delà de faire appel à des professionnels chacun dans son domaine, afin de bénéficier d’une expertise certaine dans la conduite des affaires de la cité, s’outiller à la gestion des CTD. De façon impartiale, ils devront scrupuleusement se référer à la règlementation pour que force reste à la loi. Afin de leur donner les moyens, le président de la République vient de créer une école supérieure de formation des administrateurs des collectivités territoriales décentralisées. La National school of local adminstration (Nasla). Il revient à cette école de former les cadres supérieurs, moyens et des agents spécialisés en administration des CTD. 11 s’agit là de la contribution de l’Etat à pourvoir les communes et bientôt les régions, d’une main d’œuvre qualifiée, capable de répondre à ces différents défis qui interpellent leurs administrateurs.

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