[Politique] Célestin Djamen :‹‹ on m'a accusé d'être entré en politique pour le poste››

D’après le membre du MRC, accéder à tout prix à un poste nominatif ou électif n’est pas son obsession. Depuis quelques temps, Célestin Djamen, Secrétaire national en charge des droits de l’homme et la gouvernance du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), fait des sorties musclées contre son parti. L’on se souvient par exemple de sa déclaration en février dernier dans l’émission « Entretien Avec… ». « Je persiste et je signe cette décision de ne pas participer aux élections est une erreur. L’erreur est humaine. (…) Je ne veux pas voir mon parti confiné dans l’opposition, je veux voir le RDPC dans l’opposition. J’aime farouchement mon pays. Les critiques ne me feront pas reculer. Si des partis relativement mineurs font ce résultat [aux élections] imaginez ce que pouvait faire le MRC », avait-il fulminé. « … un homme politique doit être ambitieux » Ce lundi 04 mai 2020, l’homme politique a reprécisé le fond de sa pensée. C’était sur les antennes du radio privée émettant depuis la capitale économique. « Les élections de 2025 vont fatalement arriver… Je pense qu’un homme politique doit être ambitieux. On m’a reproché d’être ambitieux. On m’a accusé d’être entré en politique pour le poste. Mais je suis simplement ambitieux », a expliqué Célestin Djamen. Selon l’ancien membre du Social democratic front (SDF), prendre la tête du MRC à la place de Maurice Kamto n’a jamais été son ambition. Mais, dit-il, on ne peut pas me faire de reproches. Je n’ai pas quitté ce camp pour rejoindre le camp d’en face. Mais j’ai effectivement eu des propositions. « Je ne suis pas dans l’obsession des postes. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent. Je reçois chaque jour des tonnes d’insultes mais ça, c’est leur problème. J’aurais rejoint le PCRN ou le RDPC si j’étais une prostituée politique. Mais je n’y pense pas», réplique-t-il. Revenant sur le don refusé par le ministre de la Santé, Célestin Djamen dit ne pas comprendre l’attitude du MRC. « On n’a pas à passer par un ministre pour faire un don à un Camerounais ou un hôpital ». Estime le politicien.

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