[Politique] Cameroun-Guinnée-Équatoriale : le temps de la diplomatie à bas bruits

Selon des sources bien introduites, l’heure est à la décantation des situations jadis explosives entre Malabo et Yaounde. Encore Baltasar Engonga Edjo’o au Cameroun. L’émissaire du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a, une fois encore, été reçu au palais de l’Unité par le chef de l’Etat camerounais, le 18 février dernier. Vu la fréquence des arrivées du ministre d’Etat équato-guinéen chargé de l’intégration régionale, il devient impassible de parler d’une simple volonté d’afficher une présence dans les couloirs de la présidence de la République camerounaise. Si l’on en croit une source diplomatique de première main, «c’est le contexte qui commande les visites régulières de Baltasar Engonga Edjo ‘o auprès du président Paul Biya». Notre interlocuteur poursuit: «ce contexte est celui de certaines négociations qui ont davantage besoin de secret que de transparence, de discrétion plutôt que de publicité. Et avec tout le poids que lui confèrent ses compétences diplomatiques et sa grande connaissance ae l’axe Malabo-Yaoundé, il y a un sens évident aux allées et venues du membre du gouvernement équato-guinéen». «Situations» Pris comme tel, ce commentaire laisse deviner certains «dossiers chauds» comme la confiscation d’un navire camerounais par les autorités de Malabo depuis octobre 2020. Selon une source proche de la chancellerie équato-guinéenne à Yaoundé, la récente visite de Baltasar Engonga Edjo’o au Cameroun intervient après «une alternance de tractations secrètes, une succession de hauts et de bas, de blocages, de concessions, de malentendus et de compromis. au sujet de la rétrocession du bateau, la remise en liberté de son équipage et les modalités de leur retour au Cameroun». Toujours selon une source diplomatique, l’activité commerciale dans la zone des trois frontières a également été évoquée au cours de l’audience entre le Erésident Paul Biya et son ôte équato-guinéen. Entre Malabo et Yaoundé; apprend-on, l’on envisagea rédaction d’un document juridique dense, aiguillonné par l’accord de l’Union économique des Etats de l’Afrique centrale (UEAC) et sur lequel reposera désormais l’avenir des échanges entre les deux parties. L’on se souvient que, sur instruction de Malabo, les opérations d’exportation et de réexportation seront autorisées notamment pour les grossistes, et ceux-ci devront exiger la documentation nécessaire à cette activité, avec un contrôle strict dès le chargement des marchandises dans les entrepôts et les emballages, dûment signés et scellés par le représentant de la société de gros. Cette documentation se réfère uniquement à l’autorisation d’exportation et de réexportation (l’autorisation d effectuer des activités de réexportation-exportation de marchandises dans la zone Ce-mac est de 50000 F CFA), ainsi que les factures de la marchandise à exporter ou à réexporter.

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