[Politique] Calixte Beyala appele à la réconciliation nationale

Pour la romancière franco-camerounaise, les Camerounais doivent tous changer leurs regards les uns à l’endroit des autres. La réconciliation nationale. C’est le souhait qu’a exprimé, vendredi 30 avril, Calixthe Beyala sur sa page Facebook. La romancière franco-camerounaise rêve d’un Cameroun où l’amour, le pardon, la paix et la fraternité règne. Et non, « ce Cameroun où ses enfants s’insultent, calomnient, se charrient, se lapident n’est pas celui rêvé par les pères de nos indépendances ; ils voulaient d’un Cameroun uni, d’un Cameroun fort, où les diverses populations qui le composent et l’enrichissent, se donnent la main en toute fraternité, en moult embrassades, afin qu’on puisse aller de l’avant dans le concert des Nations », déplore-t-elle. Pour l’écrivaine, ce Cameroun de la haine et de la tribalité n’est pas le nôtre. Ce Cameroun de la corruption n’est pas le nôtre. Ce Cameroun de l’exclusion n’est pas le nôtre. Ce Cameroun des meurtres n’est pas le nôtre. « Un mauvais diable s’est infiltré entre nous » Qu’est ce qui s’est passé pour que les enfants d’un pays arrivent à se détester ? « Un mauvais diable s’est infiltré entre nous,…et il appartient à chacun de nous de l’extirper de toute urgence de nos cœurs, de nos actes. Un méchant diable s’est introduit en nous. Il a poussé les uns à piller les biens publics plus que de raison, à s’enrichir plus que de raison laissant la masse dans une si grosse misère que celle-ci ne sachant à quel saint se vouer, s’est adonnée au mal pour survivre, ce Cameroun-là n’est le nôtre », soutient Calixthe Beyala. « Il est temps de réparer ce qui a été cassé, de nettoyer les blessures, de mettre des pansements et de cicatriser… pour cela, nous devons tous changer nos regards les uns à l’endroit des autres, d’abord en se tolérant, puis en s’aimant un petit peu, juste un petit peu et la nature fera le reste », conclut-elle.

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